En octobre 2026, 5,4 tonnes sur les 5,7 tonnes d’or issues de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle achetées par le Ghana Gold Board (GoldBod) ont été raffinées localement, soit 94,6 % du volume acquis au cours du mois. L’annonce a été faite par le directeur général de GoldBod, Sammy Gyamfi, lors du Forum africain sur les politiques minières.
Cette performance traduit la volonté du Ghana de réduire sa dépendance à l’exportation de matières premières non transformées et de tirer davantage de valeur de ses ressources naturelles. Pour atteindre cet objectif, le pays mise notamment sur le renforcement de ses capacités nationales de raffinage, avec l’appui de deux raffineries privées, Gold Coast Refinery et Royal Ghana Gold Refinery, qui ont conclu des accords avec GoldBod pour le traitement local d’une partie de l’or acheté par l’institution.
Au 20 octobre 2026, les deux raffineries avaient déjà traité au total 25 tonnes d’or artisanal acheté par GoldBod, sur les 85,4 tonnes exportées par l’institution depuis le début de l’année. Ce volume représente environ 30 % des exportations d’or artisanal de GoldBod sur la période considérée.
On note également une progression de la part de l’or raffiné localement au cours des derniers mois. Depuis le 1er août 2026, 18,7 tonnes sur un total de 25 tonnes d’or artisanal traité par GoldBod avaient été raffinées dans le pays, soit 76 %. Ces résultats témoignent de la place croissante accordée à la transformation locale dans la gestion des ressources aurifères du Ghana.
Cette orientation concerne aussi l’or provenant des grandes sociétés minières. Dans le cadre du Programme d’accumulation accélérée des réserves nationales du Ghana (GANRAP), 30 % de la production achetée par le gouvernement seraient également raffinés localement, selon le directeur général de GoldBod. Le pays cherche ainsi à étendre cette démarche au-delà du secteur artisanal pour renforcer la valeur ajoutée créée sur l’ensemble de sa filière aurifère.
À terme, le Ghana ambitionne de mettre fin aux exportations de minéraux bruts d’ici à la fin de 2030. Après avoir exporté l’ensemble de ses minéraux à l’état brut à la fin de 2024, le pays entend développer progressivement ses capacités de
Par Bernadette W.Gansonré


