Ghana : le programme « Nouvelle Économie, Nouveau Ghana : Emplois et Prospérité »,de 10 milliards de dollars, devrait accélérer la transformation industrielle et stimuler la création d’emplois à l’horizon 2030

Après plusieurs années consacrées à la stabilisation macroéconomique, le Ghana entend désormais orienter sa politique économique vers la création d’emplois et le renforcement de son appareil productif. Le budget 2027, qui sera présenté le 12 novembre au Parlement par le ministre des Finances, Cassiel Ato Forson, devrait mettre en avant un programme d’investissement de 10 milliards de dollars sur la période 2027-2030. L’agriculture commerciale, l’agro-industrie, la transformation locale et le raffinage de l’or figurent parmi les secteurs ciblés.

Le Ghana prépare un changement d’orientation de sa politique économique. Après plusieurs années marquées par des ajustements budgétaires et des efforts de stabilisation macroéconomique, le gouvernement entend désormais accélérer la transformation productive du pays. Cette nouvelle orientation devrait se matérialiser dans le budget 2027, dont la présentation est prévue le 12 novembre devant le Parlement par le ministre des Finances, Dr Cassiel Ato Forson.

Placée sous le thème « Nouvelle Économie, Nouveau Ghana : Emplois et Prospérité », cette déclaration budgétaire devrait donner le coup d’envoi d’un ambitieux programme de nouvelle économie doté de 10 milliards de dollars sur quatre ans, couvrant la période 2027-2030. L’objectif affiché est de transformer les acquis de la stabilisation économique en investissements productifs, en créations d’emplois et en développement des industries locales.

Au cœur de cette stratégie figure la volonté de renforcer les capacités de production nationales et de réduire la dépendance du pays aux importations de produits manufacturés. Le gouvernement entend notamment orienter les investissements vers l’agriculture commerciale, l’agro-industrie et la transformation des matières premières. Il s’agit de permettre au Ghana de capter une part plus importante de la valeur ajoutée de ses productions, notamment le cacao et la noix de cajou, plutôt que de continuer à exporter principalement des produits bruts.

Cette orientation devrait favoriser le développement d’unités industrielles de transformation, d’installations de conditionnement et d’infrastructures logistiques. Au-delà des investissements directs, la stratégie vise à créer un environnement favorable à l’expansion des entreprises locales, avec des retombées attendues sur l’emploi, les revenus agricoles et les exportations de produits transformés.

L’industrie aurifère figure également parmi les secteurs appelés à contribuer à cette transformation. Le gouvernement souhaite renforcer les capacités nationales de raffinage de l’or afin de retenir davantage de valeur ajoutée sur le territoire. Cette ambition pourrait favoriser l’émergence d’activités connexes et positionner progressivement le Ghana comme un centre régional de traitement et de commercialisation de l’or. Une telle orientation permettrait également de développer des compétences locales et de stimuler les investissements dans les services associés à l’industrie minière.

La création d’emplois constitue l’un des principaux objectifs de ce programme. Les jeunes occupent une place centrale dans cette nouvelle orientation économique, avec la volonté de multiplier les possibilités d’insertion professionnelle dans les secteurs productifs. Le gouvernement entend également améliorer les revenus des agriculteurs et donner aux entreprises nationales les moyens d’accroître leurs capacités de production et de recrutement.

Pour soutenir cette dynamique, le programme devrait s’appuyer sur des investissements publics destinés à attirer des capitaux privés. L’amélioration des infrastructures, le renforcement des marchés financiers et la consolidation des réserves extérieures font également partie des leviers envisagés. Le secteur bancaire est notamment attendu dans le financement de cette expansion productive, dans un contexte où la stabilité macroéconomique pourrait contribuer à améliorer les conditions d’accès au crédit pour les entreprises.

Par Amhed Coulibaly

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