La Banque mondiale vient d’approuver un financement de 1,08 milliard de dollars destiné à renforcer trois secteurs clés au Nigeria : l’éducation, la nutrition et la résilience économique. À travers ces prêts concessionnels, l’institution vise à améliorer la qualité de l’éducation, renforcer la résilience des ménages et des communautés et lutter contre la malnutrition des populations les plus vulnérables.
Un appui renforcé pour le programme NG-CARES
L’un des volets majeurs de cette enveloppe concerne le Programme d’action communautaire pour la résilience et la relance économique (NG-CARES), qui bénéficie d’un financement supplémentaire de 500 millions de dollars. Conçu à l’origine pour atténuer les effets économiques de la pandémie de COVID-19, ce programme soutient l’accès aux moyens de subsistance, à la sécurité alimentaire et aux subventions pour les ménages pauvres et vulnérables.
Depuis son lancement, NG-CARES a déjà permis d’aider plus de 15 millions de bénéficiaires en offrant des transferts sociaux, des emplois dans des travaux publics à forte intensité de main-d’œuvre et un soutien aux petites entreprises. Cette nouvelle injection de fonds vise à étendre davantage son impact, notamment dans un contexte marqué par la suppression des subventions aux carburants en 2023 et la réforme du taux de change, qui ont fragilisé le pouvoir d’achat des Nigérians.
Un coup d’accélérateur contre la malnutrition
Le programme ANRIN 2.0 (Accelerating Nutrition Results in Nigeria) bénéficie de 80 millions de dollars pour intensifier la lutte contre la malnutrition. Cette initiative cible en priorité les femmes enceintes, les mères allaitantes, les adolescentes et les enfants de moins de cinq ans, avec pour objectif d’améliorer la santé maternelle et infantile ainsi que la sécurité alimentaire.
ANRIN 2.0 s’appuie sur les acquis du programme initial, qui a permis de fournir des services de nutrition à plus de 13 millions d’enfants de moins de cinq ans entre 2018 et 2024. Ce nouveau financement permettra de renforcer les interventions nutritionnelles préventives et curatives, d’améliorer les pratiques alimentaires et d’assurer un meilleur accès aux aliments riches en micronutriments.
Une ambition renouvelée pour l’éducation de base
L’initiative Hope for Quality Basic Education for All (HOPE-EDU) se voit attribuer 500 millions de dollars pour améliorer l’éducation de base au Nigeria. Le projet vise à renforcer les bases de l’alphabétisation et du calcul, à étendre l’accès à l’éducation et à améliorer la qualité de l’enseignement dans les États bénéficiaires.
HOPE-EDU devrait directement profiter à 29 millions d’élèves du primaire, 500 000 enseignants et plus de 65 000 écoles publiques. Le programme ambitionne aussi de réduire la surpopulation scolaire et d’améliorer l’allocation des ressources éducatives. Un financement complémentaire de 52,18 millions de dollars du Fonds du Partenariat mondial pour l’éducation viendra soutenir cette initiative.
Avec ces nouvelles opérations, la Banque mondiale renforce son engagement auprès du Nigeria dans un contexte économique et social en pleine mutation. L’enjeu est crucial : assurer un meilleur avenir aux millions de Nigérians confrontés aux défis de la pauvreté, de la malnutrition et de l’accès à l’éducation.
Par Ouattara


