Le gouvernement ghanéen durcit le ton contre les dérives dans le secteur minier. Le ministère des Terres et des Ressources naturelles a annoncé la révocation immédiate de trois permis d’exploitation détenus par Adamus Resources Limited, à la suite de violations jugées graves de la législation en vigueur.
Les sites concernés, situés à Akanjo, Salman et Nkroful, ont été retirés à l’entreprise après des enquêtes approfondies menées par la Commission des minéraux. Ces investigations ont mis en évidence une série d’irrégularités, allant du non-respect des procédures administratives à des pratiques d’exploitation illégales.
Parmi les principales infractions relevées figure la sous-traitance non autorisée d’activités minières, réalisée sans validation préalable des autorités compétentes. À cela s’ajoute l’absence de plans d’exploitation approuvés ainsi que le défaut d’obtention des permis techniques exigés pour mener les opérations dans le respect des normes en vigueur.
Le ministère pointe également des manquements aux obligations environnementales, notamment l’absence d’autorisations délivrées par les organismes de régulation. Les activités ont, en outre, été menées en dehors des zones officiellement autorisées, aggravant les impacts sur les sols, les écosystèmes et les ressources en eau.
L’un des éléments les plus sensibles du dossier concerne l’implication de ressortissants étrangers dans des activités minières illégales, communément appelées « galamsey ». Cette pratique, strictement encadrée par la loi ghanéenne, constitue une violation majeure des dispositions en matière d’exploitation des ressources naturelles.
Face à la gravité des faits, les autorités ont justifié cette décision par l’intérêt public, estimant que les permis en question étaient utilisés en contradiction avec leur finalité. Le gouvernement insiste sur sa volonté de préserver l’intégrité du secteur minier et de lutter contre toutes les formes d’exploitation illégale.
Par ailleurs, cette révocation n’exclut pas l’ouverture de poursuites judiciaires à l’encontre de l’entreprise, de ses dirigeants et de ses partenaires. Le Ghana a indiqué que toutes les mesures nécessaires seraient prises pour établir les responsabilités.
Dans le même temps, le gouvernement assure vouloir atténuer les conséquences sociales de cette décision, notamment pour les travailleurs affectés, en annonçant des mesures d’accompagnement à venir.
Par Bernadette W. Gansonré


