Sur la période 2026-2028, le Sénégal projette des ressources globales de 16 638,7 milliards de FCFA et des charges de 19 364,4 milliards de FCFA. Ces prévisions, inscrites dans le cadre du Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle, traduisent la volonté du gouvernement d’assurer une gestion plus rigoureuse des finances publiques dans un contexte d’ajustement macroéconomique et de consolidation budgétaire.
Les ressources triennales affichent une baisse de 363,9 milliards de FCFA, soit 2,1 % par rapport au précédent cadrage du DPBEP 2025-2027. Cette révision s’explique par la diminution attendue des recettes internes et externes. De même, les charges reculent de 999,9 milliards de FCFA, soit 4,9 %, pour s’établir à 19 364,4 milliards FCFA contre 20 364,3 milliards de FCFA précédemment.
Les prévisions de recettes fiscales s’élèvent à 14 460,2 milliards de FCFA, en baisse de 271 milliards de FCFA, soit 1,8 %, tandis que les recettes non fiscales progressent légèrement à 973,2 milliards de FCFA, en hausse de 10,4 milliards FCFA, soit 1,1 %. Les dons budgétaires et en capital atteignent respectivement 117,8 milliards de FCFA et 269,3 milliards de FCFA, enregistrant des baisses notables de 38,2 % et 33,1 % par rapport aux estimations antérieures.
Du côté des dépenses, les charges hors comptes spéciaux du Trésor sont évaluées à 18 546,2 milliards de FCFA contre 19 648,9 milliards de FCFA dans le précédent DPBEP, soit une diminution de 1 102,7 milliards de FCFA. Elles intègrent notamment 3 982,2 milliards de FCFA pour le service de la dette, 4 813,1 milliards de FCFA pour les dépenses de personnel, 5 174 milliards de FCFA pour les acquisitions de biens et services et transferts courants, 1 046,8 milliards de FCFA pour les investissements sur ressources internes et 3 530,1 milliards de FCFA sur ressources externes.
Les Comptes spéciaux du Trésor enregistrent pour leur part une hausse, atteignant 818,1 milliards de FCFA sur la période, soit une progression de 102,6 milliards de FCFA, principalement liée au renforcement du Fonds de stabilisation, du Fonds intergénérationnel et du Fonds national de retraite.
Dans le cadre du Plan d’actions prioritaires 2025-2029, la répartition du financement triennal s’articule autour de quatre axes majeurs. L’axe 1, orienté vers la compétitivité économique, bénéficiera de 5 828,7 milliards de FCFA. L’axe 2, consacré au capital humain et à l’équité sociale, captera 6 680,7 milliards de FCFA. L’axe 3, dédié à l’aménagement et au développement durable, mobilisera 3 795,4 milliards de FCFA, tandis que l’axe 4, centré sur la gouvernance et l’engagement africain, sera doté de 3 059,6 milliards de FCFA.
Enfin, les prévisions d’investissement sont arrêtées à 4 576,9 milliards de FCFA contre 6 685,2 milliards de FCFA dans le précédent DPBEP, soit une baisse de 2 108,3 milliards de FCFA équivalente à 31,5 %.
Par Leila Toé


