Le rapport annuel d’activités 2025 de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) a été remis au Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, ce mardi 13 octobre 2026, à Ouagadougou. Le document lui a été présenté par une délégation conduite par le président du Conseil de régulation, Abdallah Youssef Chahine Traoré.
Le rapport dresse un bilan chiffré de l’année 2025, marqué par une hausse du nombre de contrats, mais un recul de leur valeur globale, ainsi qu’une augmentation notable du nombre de recours. Sur le périmètre des 35 structures centrales couvertes par le rapport, l’ARCOP a recensé 5 316 contrats conclus en 2025, pour un montant global de 574,75 milliards de FCFA.
Le nombre de contrats a progressé de 18 % par rapport à 2024, tandis que leur valeur totale a reculé de 7 %. L’ARCOP précise que ces données concernent uniquement les structures recensées et ne constituent pas un bilan national exhaustif de la commande publique.
En matière de règlement des différends, l’ARCOP a traité 1 149 recours en 2025, contre 988 en 2024, soit une hausse de 16,3 %. Ce total se répartit entre 746 plaintes, 177 procédures de conciliation et 226 dossiers disciplinaires.
Selon le compte rendu du service de communication de la Primature, le président du Conseil de régulation estime que cette progression ne traduit pas nécessairement une aggravation des difficultés. Il y voit plutôt le signe d’une participation accrue des acteurs au fonctionnement du système de commande publique. S’agissant de l’application des décisions, le taux d’exécution s’est établi à 60,41 %, avec 119 décisions exécutées sur un total de 197.
Le rapport fait également le point sur la mise en œuvre de la réforme de la commande publique adoptée en 2024. À ce titre, le Conseil de régulation a tenu six sessions, dont quatre extraordinaires. L’ARCOP a procédé à la relecture de neuf arrêtés, élaboré trois nouveaux arrêtés et émis un avis favorable sur cinq projets de textes. Par ailleurs, la révision des dossiers standards nationaux d’acquisition a permis d’adapter les outils de gestion au nouveau cadre réglementaire.
Par Léon Yougbaré


