En 2025, le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (MICA) a enregistré des résultats jugés satisfaisants, malgré un contexte difficile marqué par une crise sécuritaire persistante, des tensions géopolitiques et des perturbations des chaînes d’approvisionnement. Parmi les faits marquants figure la création de 25 269 nouvelles entreprises. Ce chiffre traduit non seulement la volonté des Burkinabè d’entreprendre, mais aussi les efforts du gouvernement pour améliorer l’environnement des affaires, notamment à travers des réformes structurelles et des initiatives de soutien aux acteurs économiques.
Outre cet essor entrepreneurial, plusieurs réalisations structurantes ont été enregistrées. Il s’agit notamment de la réouverture de la Société nouvelle Brasserie du Faso (SN-BRAFASO), du renforcement des capacités de la Minoterie du Faso (MINOFA) avec la construction de la boulangerie de Banfora, ainsi que de la nationalisation de la SN CITEC et de la Société sucrière de la Comoé (SOSUCO).
Le ministère a également intensifié ses actions de régulation du marché, avec le contrôle d’environ 30 000 acteurs dans le cadre de la lutte contre la fraude et les pratiques anticoncurrentielles. Dans la même dynamique, une nouvelle société publique dénommée FASO YAAR a été créée pour améliorer l’approvisionnement et la distribution des produits de grande consommation.
Dans le domaine de l’artisanat, l’inauguration du Centre national d’appui à la transformation artisanale du coton (CNATAC) et l’organisation de la 5e édition du Salon régional de l’artisanat (SARA) dans le Nakambé traduisent une volonté de valoriser les savoir-faire locaux. À cela s’ajoute la tenue de la rencontre nationale Gouvernement/Secteur privé, qui a renforcé le dialogue entre les acteurs économiques et les autorités publiques.
Ces différentes actions ont contribué à améliorer les performances globales du ministère, avec un taux d’exécution des activités de 93,77 % en 2025 contre 91,96 % en 2024, et une progression notable de la performance des structures.
Pour l’année 2026, les perspectives s’inscrivent dans la consolidation de ces acquis. Le ministère entend renforcer les capacités des acteurs du secteur, avec un accent particulier sur les artisans, considérés comme essentiels à l’économie nationale. Des efforts seront déployés sur l’ensemble du territoire afin de garantir un accès équitable aux opportunités de formation, d’accompagnement technique et de professionnalisation.
Les initiatives seront également orientées vers la valorisation accrue des matières premières locales et le développement de chaînes de valeur plus compétitives. Par ailleurs, le ministère prévoit de renforcer les infrastructures industrielles, notamment à travers l’aménagement de zones industrielles, l’amélioration de l’accès aux équipements modernes et la création d’un environnement plus favorable à l’investissement et à l’innovation.
Par Bernadette W. Gansonré


