Burkina/ Mobilité urbaine : l’État prend le contrôle total de la Société de transport en commun (SOTRACO)

Réuni en conseil des ministres ce jeudi 27 novembre 2025, le gouvernement burkinabè a adopté deux décrets majeurs relatifs à la restructuration de la Société de transport en commun (SOTRACO). À travers l’adoption de ces deux textes, l’entreprise passe sous contrôle total de l’État.

Créée en 2004 comme société d’économie mixte avec un capital initial de 800 millions FCFA, la SOTRACO avait porté son capital à 5 milliards FCFA en 2024 pour accompagner son expansion. Mais l’entreprise, selon l’exécutif, a enregistré la même année un déficit de 182,6 millions FCFA, révélant une fragilité financière persistante.

Dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité, le gouvernement a acquis 500 bus au profit de la SOTRACO afin d’améliorer la mobilité des élèves, étudiants et populations urbaines. Cet appui substantiel a renforcé la nécessité pour l’État de s’assurer d’un contrôle accru sur la gestion de la société et sur l’utilisation optimale de ce parc automobile.

Lire aussi : Mobilité urbaine : un premier lot de 155 bus sur un programme de 500, livré à la SOTRACO, grâce à un financement de 44,87 milliards FCFA de Vista Bank Burkina – Horonya finance

Le premier décret adopté vise ainsi à augmenter la participation de l’État dans le capital social de la SOTRACO. Cette montée en capital permettra de sécuriser la gouvernance et de mieux aligner les décisions stratégiques de l’entreprise avec les priorités nationales en matière de mobilité.

Le second décret autorise la reprise par l’État de 36 075 actions détenues par divers actionnaires privés, représentant 8,39 % du capital social. Avec cette opération, l’État devient l’unique actionnaire, consacrant la nationalisation complète de la SOTRACO.

Par David Yaméogo

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