La Guinée renforce son attractivité auprès des investisseurs internationaux, notamment britanniques, dans le cadre de la mobilisation de financements pour les projets structurants du Programme Simandou 2040. Une délégation de haut niveau de l’Agence britannique de crédit à l’exportation (UKEF) a récemment été reçue par la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, et son équipe, dans une démarche visant à consolider et élargir les opportunités de partenariat entre les deux parties.
Cette rencontre intervient à un moment où la Guinée recherche des capitaux étrangers pour accompagner la mise en œuvre des 122 mégaprojets identifiés dans le cadre du programme national de développement.
Les échanges avec les Britanniques ont porté sur l’extension du portefeuille de projets déjà soutenus par l’agence britannique en Guinée depuis plusieurs années, avec l’objectif de renforcer son implication dans le financement et l’exécution des initiatives prioritaires.
Déjà engagée à travers un mémorandum d’entente adossé à une enveloppe de 1,8 milliard de livres sterling, l’UKEF ambitionne désormais de mobiliser davantage de ressources sur le marché financier international. L’agence prévoit de s’appuyer sur les banques privées et les institutions multilatérales afin de soutenir des projets dans des secteurs clés tels que l’énergie, les infrastructures routières et de transport, l’agriculture, les mines, le BTP, l’éducation et l’environnement.
Les partenaires britanniques ont également exprimé leur volonté de renforcer leur collaboration avec le secteur privé guinéen, dans une logique de co-développement et de transfert de compétences. Cette approche vise à favoriser une meilleure intégration des acteurs locaux dans les projets d’envergure et à stimuler les investissements domestiques.
Du côté de la Guinée, cette coopération est perçue comme un signal fort de confiance envers l’économie nationale. La ministre de l’Économie a souligné que l’intérêt manifesté par l’UKEF témoigne de l’attractivité croissante de la Guinée, engagée dans une trajectoire de croissance portée par le Programme Simandou 2040. Elle a rappelé que le financement global du programme est estimé à environ 336 milliards de dollars sur quinze ans, avec des besoins importants dans plusieurs secteurs prioritaires.
Les besoins identifiés couvrent notamment les infrastructures routières, l’accès à l’eau, l’énergie, les mines, l’agriculture, ainsi que les transports. À cela s’ajoutent des investissements dans le capital humain, à travers la santé et l’éducation, sans oublier les enjeux liés à l’environnement et au développement durable.
Elle a également mis en avant d’autres axes de coopération, notamment la digitalisation des systèmes administratifs, le soutien au secteur privé, ainsi que l’accompagnement des jeunes et des femmes dans une perspective de diversification économique.
Cette coopération entre la Guinée et l’UKEF s’inscrit enfin dans un partenariat déjà actif sur plusieurs projets structurants, parmi lesquels la construction de la cité administrative de Koloma, des projets d’adduction d’eau potable dans les sept régions administratives, des chantiers d’infrastructures scolaires, l’extension du réseau électrique et des initiatives liées à la protection de l’environnement.
Par Bernadette W. Gansonré


