La République du Congo a annoncé le succès du rachat partiel de son obligation internationale à échéance 2032, pour un montant de 354 millions de dollars, soit environ 196,68 milliards FCFA. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la stratégie de gestion active de la dette publique mise en œuvre par les autorités.
L’intervention repose sur la mobilisation de financements à plus longue maturité et à des conditions financières jugées plus favorables, exclusivement affectés au refinancement de la dette existante. Elle prolonge les précédentes opérations de financement réalisées par l’État sur les marchés internationaux. À l’issue de la transaction, l’encours de l’obligation 2032 est ramené à 575 millions de dollars (319,47 milliards FCFA), contre 930 millions de dollars avant l’opération, soit une réduction de 354 millions de dollars.
Le communiqué note également que l’opération permet d’améliorer le profil de la dette concernée, avec une maturité moyenne portée à 8 ans, correspondant à un allongement supérieur à deux années sur le périmètre traité. Cette reconfiguration réduit les besoins de refinancement à court terme et entraîne une baisse des remboursements de principal de 214 millions de dollars sur la période 2026-2030. « Cette opération s’inscrit pleinement dans l’engagement du gouvernement à maîtriser l’évolution de l’encours et de la charge de la dette publique, tout en renforçant sa soutenabilité à moyen et long terme », indique le communiqué.
Selon le ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille public, l’opération a suscité un intérêt marqué d’une base diversifiée d’investisseurs internationaux. Plusieurs d’entre eux ont participé simultanément au rachat de l’obligation 2032 et à la souscription du nouveau titre obligataire international émis par l’État congolais.
Le ministre Christian Yoka a déclaré que cette opération traduit la prudence de la stratégie de financement adoptée par le gouvernement et contribue à l’amélioration du profil de la dette publique, tout en dégageant des marges de manœuvre budgétaires pour les prochaines années.
Par David Yaméogo


