Distinguée Personnalité de l’année 2025, la Banque Postale du Burkina Faso célèbre son sacre avec son personnel

La Banque Postale du Burkina Faso (BPBF) a été désignée « Personnalité de l’année 2025, catégorie banque » par l’hebdomadaire économique L’Economiste du Faso. La distinction, attribuée le mardi 20 janvier 2026, a été officiellement présentée au personnel de l’institution lors d’une cérémonie organisée le vendredi 23 janvier à Ouagadougou. Un sacre obtenu après seulement trois années d’activité, qui témoigne de la dynamique de croissance rapide de la banque et de son impact sur l’économie nationale.

Revenant sur les motivations de ce choix, Crépin Somda, journaliste à L’Economiste du Faso, a rappelé la philosophie qui sous-tend l’initiative des « Personnalités de l’année ». Selon lui, il s’agit avant tout de valoriser les réussites dans un contexte souvent dominé par les discours sur les crises et les contre-performances. Pour le journal, célébrer les acteurs qui contribuent au progrès économique et social du pays relève d’un acte pédagogique et citoyen. Le journaliste économique, a-t-il souligné, ne doit pas seulement rapporter des chiffres ou classer des performances, mais aussi mettre en lumière les efforts et les choix structurants qui participent à la construction d’une économie plus résiliente.

Des critères rigoureux pour dénicher le lauréat

Le processus de sélection repose sur un dispositif rigoureux. Après des consultations avec des experts et des consultants sectoriels, une présélection est opérée par catégorie. Le jury statue ensuite définitivement après le 31 décembre de l’année concernée. Les lauréats doivent répondre à plusieurs critères, notamment une moralité avérée, un impact social et/ou économique significatif, la conduite d’une action forte durant l’année écoulée et l’absence de distinction lors des éditions précédentes.

Crépin Somda, journaliste à L’Economiste du Faso

Dans son intervention M. Somda a indiqué que trois institutions étaient en lice. Après analyse, a-t-il poursuivi, la BPBF s’est imposée aux yeux du jury. L’établissement a été apprécié pour sa capacité à s’appuyer sur l’héritage du réseau postal tout en développant une vision moderne, inclusive et orientée vers le financement du développement économique national. En 2025, la banque a renforcé son ancrage territorial à travers l’ouverture de six agences stratégiques et de et 45 cash point, consolidant ainsi sa proximité avec les populations. Cette expansion induit une augmentation du personnel qui atteint désormais 155 agents.

En moins de trois ans d’activité, le nombre de comptes ouverts a progressé significativement passant de 7 954 clients à fin décembre 2024 à 29 192 au 31 décembre 2025. Une évolution qui illustre l’adhésion rapide des populations à son modèle. Au-delà des indicateurs quantitatifs, le jury a également retenu le positionnement de la banque comme acteur de l’inclusion financière, du soutien à l’épargne populaire et de l’accompagnement des petites et moyennes entreprises. Autant d’éléments qui ont conduit à la désignation de la Banque Postale du Burkina Faso comme Personnalité de l’année 2025 dans la catégorie banque, en reconnaissance de sa contribution au développement du secteur bancaire.

Distinction

Pour le Directeur général de la BPBF, Inoussa Boundaoné, cette distinction est avant tout le fruit d’un effort collectif. Il a insisté sur l’importance d’une culture d’entreprise forte, fondée sur l’éthique et l’intégrité, en particulier pour une banque à capitaux publics. Selon lui, cette base culturelle constitue le socle sur lequel peuvent ensuite se déployer les stratégies de croissance. « Lorsqu’on veut faire certaines choses, l’objectif principal est d’avoir une culture d’entreprise très forte », a-t-il affirmé.

2025 : une année marquée par une forte croissance des principaux indicateurs

Sur le plan des performances, la BPBF a enregistré une progression notable en 2025 avec un total bilan de 156 milliards FCFA contre seulement 61,73 milliards un an en arrière, soit une évolution notable de 94,27 milliards FCFA. Sur le marché du financement de l’économie, la banque a également affiché une dynamique robuste avec 101 milliards FCFA de crédits accordés contre 55,4 milliards il y a un an. Quant à la collecte de l’épargne, elle a augmenté de 86,1 milliards FCFA passant de seulement 45,92 milliards à fin décembre 2024 à 132 milliards FCFA au 31 décembre 2025.

Ces résultats traduisent, aux dires du premier responsable, une croissance soutenue et un renforcement de la position de la banque dans le paysage bancaire national. Classée 16ᵉ sur plusieurs indicateurs clés à sa création, l’institution se rapproche progressivement du top 10, notamment en termes de total bilan, d’emplois et de ressources clientèle.

Inoussa Boundaoné, Directeur général de la BPBF

En matière de crédits à la clientèle, elle occupe désormais la 14e place et 15e pour l’encours des dépôts et du total bilan. « Nous avons quand-même progressé et c’est évident que si nous maintenons cette dynamique dans les années à venir, nous allons encore progresser », a lancé le DG Boundaoné. Cette ambition a été clairement affichée lors du team building organisé les 11 et 12 janvier 2025 à Loumbila, au cours duquel l’objectif d’intégrer le top 10 des banques du Burkina Faso a été réaffirmé. Une ambition que la direction juge réaliste au regard des capacités internes et de la connaissance du marché.

Explorer les opportunités du monde de la culture pour plus d’impact

Présent à la cérémonie, l’artiste musicien Alif Naaba, ambassadeur de la banque, a salué le leadership et le travail d’équipe qui caractérisent la BPBF. « Cette banque, je l’ai vue venir et j’ai su qu’elle va marquer le paysage. Depuis les premiers visuels qui sont sortis, j’avais compris que c’est une banque qui est projetée sur l’avenir et qui embrassait ce que j’avais comme vision afro-futuriste du Burkina », a-t-il laissé entendre.

Alif Naaba, ambassadeur de la banque

Il a également mis en avant les opportunités de collaboration entre la banque et le secteur culturel, évoquant notamment le potentiel économique des industries culturelles et créatives, du droit d’auteur au cinéma. À l’entendre, ce sont près de 17 000 membres inscrits au Bureau burkinabè des droits d’auteur (BBDA) et entre 5 et 6 milliards FCFA en termes de copie-privée récoltés chaque année. « Il y a donc la possibilité de réfléchir à des modèles pour pouvoir travailler avec ce monde », a ajouté celui qu’on surnomme le Prince aux pieds nus. Autant de niches qui pourraient, à l’en croire, constituer de nouveaux relais de croissance pour une banque résolument tournée vers l’avenir.

Par Léon Yougbaré

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