REMINAC et la Société d’Exploitation du Transgabonais (SETRAG) ont signé, le 28 octobre 2026, un mémorandum d’entente (MoU) portant sur le transport ferroviaire du minerai de fer du projet Baniaka vers le port d’Owendo. Cet accord ouvre la voie à des discussions entre les deux sociétés sur les conditions d’acheminement de la future production.
Les échanges porteront sur les volumes que le réseau ferroviaire pourra transporter, les capacités à mobiliser ainsi que les éventuels travaux à réaliser sur les infrastructures. Les deux parties devront également négocier les tarifs et les conditions commerciales du transport.
La signature de ce MoU ne signifie toutefois pas que le transport est déjà contractualisé. Aucun accord définitif n’a encore été annoncé. Les discussions doivent justement permettre de préciser les besoins du projet et les engagements que chacune des entreprises pourrait prendre.
Cette initiative intervient alors que le groupe Genmin, qui porte le développement du projet à travers REMINAC, affirme avoir déjà investi environ 120 millions de dollars dans Baniaka.
Le transport ferroviaire ne constitue cependant qu’une partie des préparatifs. Le projet dispose également d’un accord avec la Société du Patrimoine pour la fourniture de 30 mégawatts d’électricité. Du côté de l’exportation, Owendo Mineral Port (OMP) et le groupe international NORDEN sont associés aux opérations portuaires et à la logistique maritime.
La signature de cet accord avec la SETRAG vient donc compléter les discussions engagées autour des différents maillons de la chaîne logistique du projet.
Situé entre Franceville, Boumango et Bakoumba, dans la province du Haut-Ogooué, au sud-est du Gabon, le projet de fer de Baniaka figure parmi les grands projets miniers du pays. Porté par le groupe australien Genmin, à travers sa filiale locale Ressources Minières d’Afrique Centrale (REMINAC), le gisement présente des ressources certifiées estimées à 750 millions de tonnes de minerai de fer, pour un potentiel global évalué à près de 4 milliards de tonnes.
Par Bernadette W. Gansonré


