La société minière canadienne Asante Gold Corporation a enregistré un chiffre d’affaires de 483 millions de dollars, soit environ 272,65 milliards FCFA pour l’exercice 2025, contre 458,9 millions de dollars pour l’exercice précédent. Malgré cette progression d’environ 5,25 %, les volumes d’or vendus ont reculé à 143 138 onces, contre 190 985 onces un an plus tôt.
Toutefois, l’envolée des cours de l’or a sauvé la mise, avec un prix moyen réalisé de 3 372 dollars l’once sur l’exercice 2025, en nette amélioration par rapport à l’exercice précédent.
Sur la période, le coût de production global consolidé (AISC) a bondi à 3 902 dollars l’once pour l’ensemble de l’exercice, contre 2 168 dollars l’once à l’exercice précédent. Cette dégradation est principalement imputée à l’intensification des activités de décapage dans la fosse principale de la mine de Bibiani, une opération coûteuse mais nécessaire pour préparer les extractions futures.
L’EBITDA ajusté est tombé à 33,4 millions de dollars, contre 58,1 millions de dollars lors de l’exercice précédent, soit un repli de plus de 42 %. Au 31 décembre 2025, la trésorerie disponible s’établissait à 44 millions de dollars.
Sur le plan opérationnel, les deux principaux actifs de la société ont traversé des phases de transformation significatives. À Bibiani, l’exploitation à ciel ouvert a connu une montée en cadence remarquable, avec un volume total de matériaux extraits atteignant 53,7 millions de tonnes sur l’exercice, soit une progression mensuelle moyenne de 182,6 % par rapport à la période comparable.
En contrepartie, la production de minerai a reculé de 41,5 % en raison du démarrage tardif de la mine à ciel ouvert d’Aboduabo et de la priorité accordée aux travaux de décapage à Mamnao Central. Les opérations souterraines ont, quant à elles, progressé depuis octobre 2025, le remblayage ayant dépassé les prévisions, permettant un accès optimisé aux chantiers.
La mine souterraine de Chirano a connu une trajectoire similaire, marquée par une modernisation d’envergure en cours. La livraison de onze nouveaux équipements Epiroc, accusant un retard de plus de trois mois, a pesé sur le développement minier. Sept d’entre eux étaient sur site au 31 décembre 2025 ; les quatre restants ont été livrés en début d’année 2026.
La teneur moyenne du minerai traité a diminué, passant de 1,40 gramme par tonne à 1,11 gramme par tonne, pénalisant la production globale de la mine, qui a reculé à 96 074 onces équivalent or, contre 128 840 lors de l’exercice précédent.
Par David Yaméogo


