Le Ghana poursuit son retour progressif à la stabilité des prix. Le taux d’inflation annuel s’est établi à 4,6 % en juillet 2026, contre 5,3 % en juin, selon les données publiées par le Service statistique du Ghana (GSS). Il s’agit de la première baisse mensuelle enregistrée depuis mars, principalement portée par un ralentissement de la hausse des prix des produits alimentaires.
D’après le statisticien gouvernemental Alhassan Iddrisu, cette évolution traduit une décélération générale de la progression des prix à la consommation. « En l’espace de douze mois, le rythme d’augmentation des prix a diminué de plus de moitié », a-t-il souligné.
Comparée à juillet 2025, où l’inflation atteignait 12,1 %, cette nouvelle performance témoigne des progrès réalisés par les autorités dans leur stratégie de maîtrise des tensions inflationnistes.
Le rapport du GSS indique par ailleurs que plus de 86 % de l’inflation est générée par des facteurs domestiques. Les coûts des transports, de l’énergie et d’autres biens et services produits localement continuent ainsi d’exercer une influence majeure sur l’évolution des prix.
Cette amélioration intervient alors que l’économie ghanéenne poursuit son redressement après avoir traversé l’une des crises économiques les plus sévères de son histoire récente. Lors de sa revue budgétaire de mi-année, le ministère des Finances a d’ailleurs maintenu ses principaux objectifs macroéconomiques, estimant que la reprise demeure bien engagée.
Les nouvelles statistiques confortent également la décision prise en juillet par la Banque du Ghana de maintenir inchangé son taux directeur pour la deuxième réunion consécutive de politique monétaire. La banque centrale entend poursuivre une politique prudente afin de maintenir l’inflation dans sa cible de moyen terme comprise entre 6 % et 10 %, tout en préservant la stabilité des prix.
Le ralentissement de l’inflation devrait contribuer à renforcer le pouvoir d’achat des ménages et soutenir la confiance des investisseurs dans les perspectives économiques du Ghana. Les autorités restent toutefois vigilantes face aux risques liés à l’environnement économique international et aux pressions internes susceptibles d’influencer l’évolution future des prix.
Par Amhed Coulibaly


