L’inflation à la consommation au Ghana a poursuivi son ralentissement en janvier 2026 pour s’établir à 3,8 %, prolongeant une phase de désinflation de treize mois consécutifs et atteignant son niveau le plus bas depuis la révision de l’indice des prix à la consommation en 2021, selon les données du Service statistique du Ghana.
Sur un mois, les prix n’ont progressé que de 0,2 %, signe d’un apaisement généralisé des pressions inflationnistes. Cette évolution reflète un ralentissement simultané de l’inflation des produits alimentaires et non alimentaires, dans un contexte de conditions macroéconomiques plus stables.
Dans le détail, l’inflation alimentaire est tombée à 3,9 % en janvier 2026, contre 4,9 % en décembre 2025. L’inflation non alimentaire s’est également modérée pour atteindre 3,9 %, contre 5,8 % le mois précédent, même si les prix de ce segment ont enregistré une hausse mensuelle de 0,4 %. L’inflation des biens a ralenti à 3,6 %, tandis que celle des services s’est établie à 4,0 %, après 4,5 % en décembre. Les prix des services ont augmenté de 0,3 % sur un mois.
Les données officielles montrent que l’indice des prix à la consommation est passé de 252,6 points en janvier 2025 à 262,3 points en janvier 2026, ce qui correspond à une inflation annuelle de 3,8 %. Ce niveau représente une baisse marquée de 19,7 points de pourcentage par rapport aux 23,5 % enregistrés un an plus tôt, et une diminution de 1,6 point de pourcentage par rapport au taux de 5,4 % observé en décembre 2025.
La désinflation est plus prononcée pour les produits locaux, dont l’inflation annuelle est tombée à 2,0 %, contre 4,3 % pour les biens importés. Cette différence souligne la persistance de pressions sur les coûts liées aux importations, malgré l’amélioration récente de la situation macroéconomique.
Les disparités régionales demeurent toutefois importantes. La région du Nord-Est a enregistré le taux d’inflation le plus élevé du pays, à 11,2 %, tandis que la région de Savannah a affiché le plus bas, à 2,6 %. Ces écarts s’expliquent par des différences dans les conditions d’approvisionnement, les coûts de transport et l’accès aux marchés.
Dans les mois à venir, la poursuite de la désinflation devrait contribuer à atténuer la pression sur les ménages et les entreprises. Les autorités monétaires restent néanmoins prudentes face aux risques externes, notamment la volatilité des taux de change et d’éventuels chocs mondiaux sur les prix.
Par Leila Toé


