Le PDG de SpaceX et de Tesla, Elon Musk, a annoncé sur X (ex-Twitter), le mercredi 3 février 2026, que Starlink est désormais disponible au Sénégal. Le pays apparaît sur la carte officielle de disponibilité du service sur le site de Starlink, indiquant que le réseau satellitaire peut désormais y opérer légalement.
Starlink, développé par SpaceX, offre un accès Internet haut débit à faible latence, avec un taux de disponibilité moyen supérieur à 99,9 %. Conçu pour fonctionner dans des conditions difficiles, le service est particulièrement utile dans les zones rurales ou mal desservies par les réseaux traditionnels. Le projet a été lancé en 2015, avec les premiers satellites mis en orbite en 2019, et le service bêta public ouvert à la fin de 2020. Aujourd’hui, Starlink est disponible dans plus de 150 pays et territoires à travers le monde.
Au Sénégal, le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall, avait annoncé en décembre 2025 que la connexion satellitaire serait déployée dans tout le pays. Cette initiative repose sur un mix technologique destiné à couvrir toutes les régions, y compris les localités les plus isolées, d’ici la fin de l’année 2026. Dans ce cadre, le gouvernement a conclu un accord pour acquérir 5 000 kits Starlink, qui permettront de connecter gratuitement près d’un million de Sénégalais dès le premier semestre 2026. Les bénéficiaires ciblés sont les zones blanches, les écoles, les universités, les postes de santé, les bâtiments administratifs isolés et certaines collectivités locales.
Avant le Sénégal, Starlink avait déjà été déployé dans plusieurs pays africains, dont la Guinée-Bissau, la République démocratique du Congo, le Niger, le Ghana, le Nigéria, la Sierra Leone, etc. L’arrivée du service dans le pays marque une nouvelle étape de l’expansion du réseau, visant à réduire la fracture numérique sur le continent. La commercialisation du service pourra désormais se déployer progressivement, offrant un Internet stable et rapide même dans les zones les plus difficiles d’accès.
Par Bernadette W. Gansonré


