Réuni le mercredi 8 juillet 2026, le Conseil des ministres togolais a adopté un projet de loi instituant la Caisse des dépôts et consignations (CDC), un nouvel instrument destiné à soutenir le financement de l’économie nationale.
Cette future institution aura pour vocation de centraliser, sécuriser et valoriser des ressources financières aujourd’hui dispersées. Elle sera notamment chargée de recevoir les dépôts et consignations administratifs et judiciaires, les cautionnements ainsi que d’autres fonds publics et privés, avec un statut de tiers de confiance.
Une fois ces ressources mobilisées, la CDC aura pour mission de les gérer dans une logique de prudence et de performance. Les fonds collectés pourront être placés de manière sécurisée afin de préserver leur disponibilité tout en favorisant leur rendement.
Mais l’objectif principal reste le financement du développement. La Caisse devra transformer une partie de l’épargne mobilisée en capacités d’investissement, en orientant ces ressources vers des projets structurants considérés comme prioritaires pour le pays.
La création de cette institution intervient dans un contexte où les financements extérieurs deviennent plus contraints, avec une raréfaction des ressources disponibles sur les marchés internationaux. Pour le gouvernement togolais, il s’agit donc de renforcer les mécanismes internes de financement afin d’accompagner les investissements stratégiques sans dépendre exclusivement des partenaires financiers.
À l’image des caisses déjà opérationnelles dans plusieurs pays africains et ailleurs, la CDC devrait devenir un bras financier de l’État. Son rôle ne sera pas celui d’une banque commerciale classique, mais plutôt celui d’un outil public capable de capter des ressources de long terme et de les réinjecter dans l’économie.
Par Leila Toé


