Nigeria : la raffinerie Dangote réalise 4,7 milliards de dollars de bénéfice net en neuf mois

La raffinerie de pétrole Dangote a enregistré un bénéfice net de 4,725 milliards de dollars sur les neuf premiers mois de l’année, clos le 30 septembre, selon un communiqué publié mardi. Cette performance marque un retour à la rentabilité pour la plus grande raffinerie d’Afrique, dont les revenus ont plus que doublé pour atteindre 22,5 milliards de dollars, alors que l’installation fonctionne à pleine capacité. Dans le même temps, son introduction en bourse, qui vise à mobiliser 2,1 milliards de dollars, suscite un vif intérêt auprès des investisseurs.

Détenue par l’homme d’affaires nigérian Aliko Dangote, la raffinerie a traité jusqu’à 700 000 barils de pétrole brut par jour. Le bénéfice net de 4,725 milliards de dollars contraste avec la perte enregistrée sur la même période de l’année précédente. Cette progression témoigne de l’amélioration des performances opérationnelles de l’installation, qui ambitionne de renforcer sa position sur les marchés pétroliers africains et internationaux.

La situation financière de l’entreprise fait également apparaître une évolution de sa trésorerie et de son endettement. La raffinerie disposait de 650,8 millions de dollars de liquidités, contre une dette de 1,7 milliard de dollars un an auparavant, selon les données communiquées.

Cette amélioration intervient alors que le groupe poursuit une importante opération de levée de fonds sur les marchés financiers. Lancée le 14 septembre, l’introduction en bourse prévoit la mise en vente de 4,1 milliards d’actions pour mobiliser 2,1 milliards de dollars destinés à financer l’expansion de la raffinerie. Face à une forte demande, la période de souscription a été prolongée jusqu’au 27 octobre, alors que la clôture était initialement prévue le 13 octobre.

Selon les déclarations de l’entreprise, la demande pour les actions proposées dépasse de trois à quatre fois le volume disponible. Cette mobilisation des investisseurs pourrait contribuer à faire de l’opération l’une des plus importantes introductions en bourse de l’histoire des marchés financiers africains.

Le groupe cherche également à élargir sa base d’actionnaires au-delà du Nigeria. Près de 20 % de l’offre a été réservée aux investisseurs d’Afrique de l’Est, pour une valeur pouvant atteindre 300,4 millions de dollars si cette tranche est entièrement souscrite. Cette stratégie vise à favoriser une participation plus large des investisseurs africains au capital de la raffinerie.

Évaluée à environ 20 milliards de dollars, l’installation dispose actuellement d’une capacité de traitement de 700 000 barils de pétrole brut par jour. Le groupe prévoit de porter cette capacité au double d’ici à 2030, dans le cadre d’un programme d’expansion estimé à 14,3 milliards de dollars.

La raffinerie joue par ailleurs un rôle croissant dans la transformation du secteur pétrolier nigérian. En augmentant les capacités locales de raffinage, elle contribue à réduire la dépendance du pays aux importations de produits pétroliers raffinés et à renforcer son potentiel d’exportation vers les marchés régionaux.

Par Drissa Ouattara

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Inscription à notre Newsletter

Sur le même sujet