Nigeria : les réserves de change culminent à 51,86 milliards de dollars, un record en plus de 17 ans

Les réserves extérieures du Nigeria poursuivent leur progression et atteignent un niveau inédit depuis plus de dix-sept ans. Selon les dernières données publiées par la Banque centrale du Nigeria (CBN), les réserves brutes de change du pays se sont établies à 51,86 milliards de dollars au 14 juillet 2026, dépassant à la fois leur plus haut niveau depuis janvier 2009 et les prévisions annuelles de l’institution monétaire.

Ce montant constitue le niveau le plus élevé enregistré depuis le 15 janvier 2009, lorsque les réserves du pays avaient atteint 52,01 milliards de dollars, à une époque marquée par la flambée des prix du pétrole avant les effets de la crise financière mondiale.

Cette performance traduit le renforcement de la position extérieure du pays, soutenue par l’amélioration des recettes d’exportation, la hausse des entrées de devises et un regain d’intérêt des investisseurs internationaux pour les actifs nigérians.

Les statistiques de la CBN indiquent que les réserves ont progressé de 22,69 millions de dollars entre le 13 et le 14 juillet 2026. Depuis le début du mois de juillet, elles sont passées de 51,52 milliards de dollars à 51,76 milliards, avant d’atteindre 51,86 milliards de dollars.

Cette évolution confirme une dynamique haussière observée depuis le deuxième trimestre de l’année et témoigne d’une amélioration de la liquidité sur le marché des changes. Elle renforce également les marges de manœuvre du Nigeria pour honorer ses engagements extérieurs, soutenir la stabilité du naira et mieux absorber d’éventuels chocs économiques.

Le redressement s’est accéléré au cours des derniers mois. Les réserves ont terminé le mois de juin à 51,45 milliards de dollars, contre 49,58 milliards fin mai, soit une progression d’environ 1,9 milliard de dollars en un mois. Entre le 1er et le 18 juin, elles avaient déjà gagné 1,24 milliard de dollars, passant de 49,80 milliards à 51,04 milliards de dollars, soit une hausse de 2,5 %.

Cette amélioration contraste avec les fluctuations enregistrées au premier trimestre. Les réserves étaient retombées à 48,36 milliards de dollars fin avril, contre 49,23 milliards fin mars. Toutefois, un rebond significatif était déjà apparu en février, avec une progression de 46,27 milliards à 49,69 milliards de dollars, soit une hausse de 7,4 %.

Cette performance revêt une importance particulière, car elle dépasse déjà l’objectif fixé par la Banque centrale pour l’ensemble de l’année. Dans ses perspectives macroéconomiques, la CBN anticipait des réserves extérieures de 51,04 milliards de dollars en 2026, en s’appuyant sur l’amélioration attendue des recettes pétrolières, la poursuite des réformes du marché des changes, la progression des transferts de la diaspora, l’augmentation des investissements étrangers, le développement des capacités nationales de raffinage et le succès des émissions d’obligations souveraines.

Par Amhed Coulibaly

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