Pétrole : l’OPEP+ maintient son offre à 31,01 millions de barils par jour en novembre 2026

L’OPEP+ maintiendra inchangés en novembre les niveaux de production pétrolière requis pour ses membres, prolongeant ainsi la pause dans l’augmentation de l’offre après quatre mois consécutifs de hausse. La décision a été prise le 4 octobre lors d’une réunion virtuelle réunissant l’Arabie saoudite, la Russie, l’Irak, le Koweït, le Kazakhstan, l’Algérie et Oman.

Les sept producteurs ont convenu de reconduire pour novembre leurs niveaux de production requis pour septembre 2026. Leur objectif cumulé reste fixé à 31,01 millions de barils par jour. Cette décision intervient après un examen de l’évolution du marché pétrolier mondial et de ses perspectives. Les membres ont également réaffirmé leur engagement à respecter pleinement la Déclaration de coopération qui encadre leur politique commune d’offre.

Dans le détail, la production requise de l’Arabie saoudite restera fixée à 10,478 millions de barils par jour, contre 9,949 millions pour la Russie et 4,431 millions pour l’Irak. Le niveau du Koweït s’établira à 2,676 millions de barils par jour, tandis que le Kazakhstan conservera un plafond de 1,628 million de barils par jour. L’Algérie et Oman resteront respectivement à 1,007 million et 841 000 barils par jour.

Les producteurs doivent se retrouver le 1er novembre prochain afin de réexaminer les conditions du marché et d’évaluer l’opportunité d’une éventuelle évolution de leur politique de production.

Cette pause intervient après quatre augmentations mensuelles consécutives décidées dans le cadre du démantèlement progressif des restrictions d’approvisionnement mises en place par l’OPEP+ au cours des années précédentes. Le groupe avait notamment approuvé une hausse de 188 000 barils par jour pour septembre, après des augmentations du même ordre en juin, juillet et août. Au total, ces quatre ajustements représentaient une remise sur le marché de 752 000 barils par jour.

Dans les faits, les volumes effectivement ajoutés au marché ont parfois été inférieurs aux hausses de quotas annoncées. Cette situation s’explique notamment par les différences de capacité de production entre les membres ainsi que par les efforts déployés par certains producteurs pour compenser leur surproduction antérieure.

En maintenant les niveaux de septembre pour novembre, l’OPEP+ se donne ainsi davantage de temps pour mesurer l’impact de l’offre déjà réintroduite sur le marché mondial avant d’envisager une nouvelle hausse de la production.

Par Amhed Coulibaly

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