La Direction générale des impôts a clôturé le mois d’avril 2026 sur une note positive, en dépassant les objectifs qui lui étaient assignés. Les recettes fiscales mobilisées se sont élevées à 3 538 milliards de francs congolais (environ 849 milliards FCFA), contre des prévisions de 3 489 milliards de francs congolais (837,4 milliards FCFA), soit un taux de réalisation de 101,39 %.
Cette performance intervient dans un environnement pourtant peu favorable à une forte progression des recettes. La dynamique de désinflation observée depuis fin 2025, sous l’effet des mesures de la Banque centrale du Congo, ainsi que l’appréciation du franc congolais, ont contribué à modérer certaines bases fiscales, en particulier celles libellées en devises.
Malgré ce contexte, l’administration fiscale a su maintenir le cap, notamment grâce à des ajustements récents dans ses méthodes de mobilisation. L’introduction du dialogue pré-déclaratif, qui permet d’échanger en amont avec les contribuables, a favorisé une meilleure anticipation des déclarations et limité les écarts susceptibles d’affecter les recettes.
À cela s’ajoute la mise en œuvre d’un mécanisme de neutralité fiscale face aux fluctuations du taux de change. Cette mesure, portée par le ministère des Finances dirigé par Doudou Roussel Fwamba Likunde Li-Botayi, impose une cohérence entre la devise de déclaration et celle de la comptabilité des entreprises, tout en maintenant le paiement final en monnaie nationale. Selon le ministère, ce dispositif a permis de préserver une part significative des recettes attendues.
La Direction des grandes entreprises a joué un rôle déterminant dans cette performance, en encadrant plus étroitement certaines pratiques fiscales, notamment les crédits d’impôt anticipés par des sociétés, afin d’éviter des pertes pour le Trésor.
En avril 2026, l’ensemble des régies financières, notamment la Direction générale des douanes et accises et la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations, ont également dépassé leurs prévisions, avec un taux global de réalisation de 102,58 %.
Ce niveau de réalisation supérieur aux objectifs traduit une amélioration progressive de la mobilisation des recettes publiques en RDC. Il reflète à la fois un renforcement des outils de gestion fiscale et une meilleure collaboration entre l’administration et les contribuables, notamment les grandes entreprises.
Par Bernadette W. Gansonré


