SOGB : chiffre d’affaires en hausse de 12 % en 2025, mais bénéfice net en recul de 5 % sous l’effet de la hausse des coûts du caoutchouc

La Société des Caoutchoucs de Grand-Béréby (SOGB), agro-industriel coté à la BRVM, a publié ses résultats pour l’exercice 2025. Si le chiffre d’affaires progresse de 12 % sous l’effet de la hausse des prix des huiles végétales, le bénéfice net recule de 5 %, plombé par la flambée des coûts d’approvisionnement en caoutchouc naturel.

Sur l’ensemble de l’exercice 2025, la SOGB enregistre des ventes de produits fabriqués de 97,54 milliards FCFA, contre 87,25 milliards FCFA un an plus tôt. Cette progression de 12 % tient essentiellement à l’envolée des cours des huiles végétales : le prix de l’huile de palme brute ayant bondi de 20 %, tandis que celui de l’huile de palmiste a progressé de 47 %.

Ces hausses de prix ont largement compensé le repli des volumes vendus sur ces deux segments, en baisse respective de 5 % et 15 %. Le segment caoutchouc affiche, lui, une dynamique plus équilibrée, avec des volumes en hausse de 9 % et un prix de vente moyen en légère progression de 3 %.

Les achats de matières premières ont progressé de 28 % pour atteindre 31,74 milliards FCFA. La société pointe une « concurrence débridée » sur le marché du coagulum, la matière première issue des planteurs villageois utilisée dans la production de caoutchouc, qui a fait grimper les prix d’achat et pesé sur les marges. Au total, les charges d’exploitation ont progressé de 23 % à 62,30 milliards FCFA, dont 19,26 milliards FCFA pour le personnel, absorbant une large part des gains enregistrés sur le chiffre d’affaires.

L’excédent brut d’exploitation (EBE) recule, pour sa part, de 5,7 % à 23,54 milliards FCFA, contre 24,97 milliards FCFA en 2024. Le résultat d’exploitation s’établit à 17,06 milliards FCFA, en retrait de 7,2 % par rapport à l’exercice précédent. La valeur ajoutée, en revanche, reste quasi stable à 42,80 milliards FCFA (+0,1 %).

Après prise en compte d’un résultat financier légèrement positif, à hauteur de 100 millions FCFA, et d’une charge fiscale de 4,60 milliards FCFA, le résultat net de l’exercice 2025 ressort à 12,49 milliards FCFA, contre 13,11 milliards FCFA en 2024, soit un repli de 5 %. La capacité d’autofinancement globale atteint 18,94 milliards FCFA et la trésorerie nette au 31 décembre s’élève à 4,57 milliards FCFA.

Malgré ce recul du bénéfice, le conseil d’administration propose à l’assemblée générale la distribution d’un dividende brut de 570 FCFA par action, soit 12,31 milliards FCFA au total. Cela représente un taux de distribution supérieur à 98 % du résultat net, témoignant de la volonté du management de préserver la rémunération des actionnaires. Sur la base du cours de 7 700 FCFA enregistré au 22 avril 2026, le rendement s’établit à 6,51 %.

Par Léon Yougbaré

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