La 34e Assemblée générale des sociétés d’État et des établissements publics de prévoyance sociale s’est ouverte ce vendredi 26 juin 2026 à Ouagadougou, pour une session qui se tient jusqu’au 27 juin 2026. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.
Le chef du gouvernement a, d’entrée de jeu, rappelé que l’Assemblée générale des sociétés d’État et des établissements de prévoyance sociale se tient sans interruption depuis 1993. Cette 34e session statue sur la gestion de 28 sociétés d’État et de 3 établissements publics de prévoyance sociale au titre de l’exercice 2025, auxquelles s’ajoutent deux sociétés d’État qui présenteront un rapport circonstancié de leur gestion.
Le Premier ministre a par ailleurs annoncé la création de six nouvelles sociétés d’État, dans le cadre du renforcement de la présence stratégique de l’État dans les secteurs clés de l’économie nationale. « Cette évolution traduit la volonté de renforcer la souveraineté économique de notre pays conformément à la vision du chef de l’État », a-t-il déclaré.
Des résultats financiers en forte progression
Au cours de l’exercice 2025, les 28 sociétés d’État ont réalisé un chiffre d’affaires cumulé de 5 571,24 milliards FCFA, contre 3 090,3 milliards en 2024, soit une hausse en valeur absolue de 2 481,21 milliards FCFA.
La contribution directe de ces sociétés au budget de l’État s’est également renforcée, passant de 595,31 milliards FCFA en 2024 à 680,5 milliards en 2025, soit une progression de 14,23 %, représentant 84,74 milliards FCFA en valeur absolue. Cette contribution représente désormais 20,61 % des recettes budgétaires de l’État au 31 décembre 2025, contre 19,72 % en 2024, soit un gain de 0,89 point de pourcentage.
Sur le plan de la rentabilité, 25 des 28 entreprises publiques sont bénéficiaires. Le résultat net global de l’ensemble des sociétés s’établit à 146,7 milliards FCFA en 2025, contre 120,4 milliards en 2024. Entre les deux exercices, le bénéfice net s’est amélioré de 22,45 %, soit 26,9 milliards FCFA.
Trois sociétés d’État affichent en revanche un résultat net déficitaire. A cet effet, des recommandations ont été formulées afin que ces structures redressent leur situation avant la prochaine session.
Les trois établissements publics de prévoyance sociale ont enregistré, pour leur part, une performance appréciable en 2025. Leur total produit consolidé s’élève à 279,9 milliards FCFA, contre 267,74 milliards en 2024, soit une hausse de 4,55 %, soit 12,17 milliards FCFA en valeur absolue.
Leur contribution au budget de l’État est passée de 2,51 milliards FCFA en 2024 à 2,82 milliards en 2025, soit un accroissement 12,55 % et de 315 millions FCFA en valeur absolue. Ces établissements ont par ailleurs enregistré un excédent de gestion cumulé de 215,98 milliards FCFA en 2025, contre 212,6 milliards en 2024.
Jean Emmanuel Ouédraogo a, au nom du président du Faso, adressé ses encouragements aux membres des conseils d’administration, aux directeurs généraux et aux personnels des structures concernées, tout en insistant sur la nécessité pour les entreprises publiques de poursuivre les réformes engagées afin de renforcer leur efficacité et leur contribution au développement national.
Des performances jamais égalées
Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Poda, a pour sa part, rappelé que la session constitue une instance statutaire de reddition et de redevabilité de la gestion des sociétés d’État et des établissements publics de prévoyance sociale.
Selon Serge Poda, ces performances viennent « pulvériser les résultats jamais égalés » enregistrés lors de la 33e Assemblée générale au titre de l’exercice 2024.
Il a attribué cette performance à la politique de gestion vertueuse et d’utilisation rigoureuse des ressources publiques voulue par le chef de l’État, à la contribution des nouvelles sociétés créées dans le cadre de la Révolution progressiste populaire (RPP) dans des secteurs stratégiques, ainsi qu’à l’élargissement du périmètre d’activités de certaines sociétés d’État. « J’invite à ce que le cap soit maintenu, que d’année en année ce soit des progressions afin que la richesse qui est créée puisse être employée pour le bonheur de toute la population burkinabè », a lancé le ministre Poda.
Par Léon Yougbaré


