Ghana : GoldBod durcit le contrôle de la pureté de l’or avec l’analyse XRF

À partir du 1er septembre 2026, chaque achat d’or effectué dans le circuit officiel ghanéen devra passer par une nouvelle étape de contrôle. Le Ghana Gold Board, GoldBod, impose désormais l’analyse par fluorescence X, ou XRF, comme référence pour déterminer la pureté du métal. Une décision qui vise à réduire les écarts d’évaluation et à renforcer la transparence d’un marché stratégique pour l’économie du pays.

Jusqu’ici, la méthode de la densité de l’eau pouvait servir de référence pour apprécier la teneur en or. Elle ne pourra plus l’être à compter de l’entrée en vigueur de la nouvelle directive. GoldBod considère désormais l’analyse XRF comme le standard de référence pour établir la pureté de l’or brut acheté dans le cadre du marché officiel.

Dans un secteur où quelques fractions de pourcentage peuvent modifier la valeur d’une transaction, la précision du test détermine directement le montant payé au vendeur. En imposant une méthode commune, GoldBod cherche ainsi à limiter les divergences d’évaluation entre acheteurs et à renforcer la confiance dans les transactions.

La réforme concerne GoldBod, mais également l’ensemble des acheteurs et agrégateurs agréés. Ces opérateurs devront s’équiper de machines XRF adaptées, former leurs équipes à leur utilisation et conserver les résultats des analyses effectuées sur chaque achat.

GoldBod prévoit toutefois une exception pour les situations où l’utilisation d’un appareil XRF est réellement impossible pour des raisons opérationnelles ou logistiques. Dans ce cas, la méthode de la densité de l’eau pourra encore être utilisée, mais uniquement à titre indicatif.

Cette tolérance aura néanmoins un coût pour l’acheteur. Lorsque la densité de l’eau est utilisée, l’or devra être acquis avec une décote minimale de 0,5 % sur sa pureté. GoldBod procédera ensuite à sa propre analyse XRF. Le résultat obtenu par cette dernière servira de référence définitive pour déterminer la pureté et procéder au paiement.

Le Conseil veut également déplacer le contrôle vers l’amont de la chaîne. Les agrégateurs agréés devront ainsi fournir des équipements XRF à leurs acheteurs de niveau 1 et de niveau 2. Cela devrait permettre une évaluation plus fiable dès le point d’achat, plutôt que de laisser les écarts se révéler plus tard dans la chaîne commerciale.

Pour éviter qu’une même cargaison d’or ne reçoive des évaluations sensiblement différentes, GoldBod fixe par ailleurs une marge de tolérance de ± 0,05 % entre deux analyses XRF successives portant sur le même or ou la même transaction. Au-delà de cette limite, les parties devront procéder à des contrôles supplémentaires et rapprocher les résultats avant de finaliser ou de déclarer la transaction.

La rigueur sera également réglementaire. À partir du 1er septembre, le respect de ces nouvelles règles deviendra une condition des licences délivrées aux agrégateurs et acheteurs d’or agréés. Les opérateurs qui ne s’y conformeront pas s’exposeront à des mesures réglementaires et coercitives prévues par la Ghana Gold Board Act, 2025 (Act 1140).

Par Bernadette W. Gansonré

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