La campagne 2026-2027 de commercialisation des amandes de karité a officiellement démarré le 14 août 2026 en Côte d’Ivoire. Le Conseil coton, anacarde et karité (CCA-K) a fixé à 250 FCFA/kg le prix minimum bord-champ pour les amandes bien séchées, bien triées et exemptes de matières étrangères.
Ce prix reste ainsi identique à celui de la campagne précédente. En 2025-2026, le prix effectivement payé aux producteurs a oscillé entre 250 et 350 FCFA/kg, pour une moyenne de 275 FCFA/kg. Les autres niveaux de prix ont également été définis. Le prix magasin intérieur acheteur est fixé à 275 FCFA/kg, tandis que le prix magasin usine s’établit à 305 FCFA/kg.
Pour cette nouvelle campagne, le CCA-K réserve, jusqu’à nouvel ordre, les achats auprès des collectrices et des acheteurs aux seules unités de transformation. La mesure vise à mieux encadrer la commercialisation et à orienter davantage la production vers les unités industrielles installées dans le pays.
Les transferts de camions d’amandes vers les usines sont, quant à eux, autorisés depuis le 17 août. L’exportation des noix et amandes de karité par les frontières terrestres reste interdite, dans le but de favoriser la transformation locale et de conserver davantage de valeur ajoutée en Côte d’Ivoire.
Au titre du bilan 2025-2026, 51 697 tonnes d’amandes de karité ont été enregistrées dans le circuit formel de commercialisation et entièrement orientées vers les unités de transformation locales. Le prix bord-champ, fixé à 250 FCFA/kg, a finalement évolué entre 250 et 350 FCFA/kg, pour une moyenne de 275 FCFA/kg.
La transformation locale a également permis de développer les débouchés à l’international. Au cours de la même campagne, 14 078 tonnes de beurre de karité ont été exportées vers 13 pays d’Asie, d’Europe et d’Amérique. La filière comptait alors 168 acheteurs, 21 unités de transformation et 32 exportateurs identifiés.
Ces performances restent toutefois à mettre en perspective avec les capacités industrielles disponibles. La Côte d’Ivoire compte aujourd’hui une vingtaine d’unités de transformation, pour une capacité installée estimée à environ 130 000 tonnes d’amandes par an. De quoi laisser entrevoir une marge importante pour faire du karité une source accrue de valeur ajoutée dans l’économie ivoirienne.
Par Leila Toé


