Les résultats des trois premiers mois de l’année 2026 publiés par Sucrivoire montrent une nette amélioration de sa rentabilité opérationnelle, dans un contexte marqué par la poursuite de la campagne sucrière 2025-2026 et par des conditions agronomiques plus favorables que celles de l’exercice précédent.
Le premier trimestre 2026 correspond, selon l’entreprise, au cœur de la campagne sucrière 2025-2026, dont la production a démarré le 30 octobre 2025 sur le site de Zuénoula et le 1er novembre 2025 sur celui de Borotou-Koro. Cette campagne s’est déroulée dans des conditions agronomiques plus favorables que celles de la campagne 2024-2025, qui avait été fortement affectée par une sécheresse sévère ayant conduit à une réduction de sa durée.
Le rythme des récoltes est toutefois demeuré inférieur aux prévisions, en raison d’une baisse exceptionnelle de la main-d’œuvre affectée à la coupe au cours de cette période de l’année. La production sucrière du trimestre s’établit ainsi à 41 601 tonnes, contre 42 459 tonnes au premier trimestre 2025, soit un recul de 2 %.
Sur l’ensemble de la campagne 2025-2026, la production totale atteint 91 626 tonnes, contre 78 856 tonnes en 2024-2025, soit une progression de 16 %, représentant 12 770 tonnes supplémentaires.
Un chiffre d’affaires en repli sous l’effet du recul des ventes de sucre importé
Le chiffre d’affaires du premier trimestre 2026 s’établit à 23,41 milliards de FCFA, contre 25,09 milliards de FCFA un an plus tôt, soit un repli de 6,7 %. Cette évolution recouvre deux mouvements de nature différente : les ventes de sucre produit par la société restent stables, à 21,66 milliards de FCFA, contre 21,70 milliards de FCFA au premier trimestre 2025, tandis que les ventes de marchandises, correspondant à l’activité de négoce de sucre importé, reculent de 3,37 milliards de FCFA à 1,73 milliard de FCFA. La couverture des besoins du marché national a, en effet, été assurée pour l’essentiel par la production locale.
L’excédent brut d’exploitation (EBE) ressort à 9,46 milliards de FCFA, en hausse de 24 % par rapport au premier trimestre 2025. Le résultat d’exploitation s’établit, quant à lui, à 6,31 milliards de FCFA, en progression de 39 %.
Le résultat des activités ordinaires ressort à 4,36 milliards de FCFA, en hausse de 32 %. Au final, le résultat net s’établit à 4,35 milliards de FCFA, contre 3,21 milliards de FCFA au premier trimestre 2025, soit une progression de 36 %.
La Direction générale rappelle aux investisseurs le caractère saisonnier de l’activité sucrière. En effet, le premier trimestre représente à lui seul environ 40 à 45 % de la production annuelle, ce qui entraîne une forte concentration de l’activité sur cette période de l’année.
Par David Yaméogo


