Cameroun/Banque mondiale : Plus de 2 900 milliards de FCFA pour le financement de 22 projets

La Revue conjointe du portefeuille de coopération Cameroun-Banque mondiale s’est ouverte le lundi 14 avril 2025 à Yaoundé. Elle marque une étape clé dans la mise en œuvre du Cadre de Partenariat Pays 2025–2029, lequel, en alignement avec la SND30, met l’accent sur la création d’emplois décents et l’amélioration équitable de l’accès aux services sociaux de base.


À cette occasion, les différentes parties ont examiné le portefeuille qui était constitué de 22 opérations, dont 17 projets nationaux et 5 projets sous-régionaux. Les 17 projets nationaux représentent un financement cumulé d’environ 4,5 milliards de dollars américains (soit 2 429,4 milliards de FCFA), tandis que les 5 projets sous-régionaux totalisent 792,38 millions de dollars (environ 475,43 milliards de FCFA). Ces interventions couvrent des secteurs stratégiques tels que l’énergie, les infrastructures routières et l’agriculture, avec des opérations phares telles que le barrage hydroélectrique de Nachtigal, le programme Filets sociaux et le projet d’urgence contre l’insécurité alimentaire.


Parlant de ladite revue, le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey, a souligné qu’elle est essentielle pour renforcer l’impact des projets sur la croissance inclusive et la résilience du pays, en cohérence avec les objectifs de la Stratégie Nationale de Développement 2030 (SND30).


De son côté, le directeur de division Afrique de l’Ouest et centrale de la Banque mondiale, Cheick Fantamady Kanté, a salué les résultats enregistrés tout en relevant les défis majeurs qui freinent l’efficacité du portefeuille, tels que les délais prolongés avant l’entrée en vigueur des projets, les retards dans l’exécution des Plans d’action de réinstallation (PAR), les lenteurs dans les procédures de passation des marchés, le faible taux de décaissement, avec près de 69 % des financements encore non utilisés. Pour y remédier, il a proposé des solutions concrètes, notamment un meilleur alignement des procédures entre les deux parties, la rationalisation des PAR, le recours accru à l’instrument Program for Results (PforR), et un suivi rigoureux de la mise en œuvre des projets.

Par Bernadette W.Gansonré

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