Dans un environnement financier international marqué par l’incertitude et la recomposition des flux de capitaux, Africa Finance Corporation (AFC) consolide sa stratégie de financement en diversifiant ses sources de liquidité. L’institution a annoncé la finalisation d’une facilité de prêt de 100 millions de dollars, sur une maturité de cinq ans, accordée par India Exim Bank.
L’accord, conclu en marge de la Journée des investisseurs organisée récemment à Londres, s’inscrit dans la volonté de l’AFC de renforcer son rôle dans le financement des infrastructures critiques et des actifs industriels à travers le continent. À l’heure où les conditions d’accès aux marchés de capitaux traditionnels deviennent plus contraignantes, cette opération met en lumière la capacité de l’institution panafricaine à mobiliser des ressources alternatives, tout en allongeant la maturité de son portefeuille de dettes.
Au-delà du montant, l’enjeu est stratégique. En s’appuyant sur un organisme de crédit à l’exportation de premier plan comme India Exim Bank, l’AFC confirme sa capacité à structurer des financements compétitifs et flexibles, adaptés aux besoins de projets structurants en Afrique. Cette nouvelle ligne de crédit s’inscrit dans la continuité d’une collaboration déjà éprouvée entre les deux institutions, après une première opération de même montant conclue en 2021.
Ce partenariat marque également le renforcement des liens économiques entre l’Afrique et l’Inde, notamment dans le financement des infrastructures, un secteur clé pour soutenir l’industrialisation du continent. Pour l’AFC, il s’agit d’un levier supplémentaire pour diversifier sa base de partenaires financiers, en s’ouvrant davantage aux institutions asiatiques.
« Cette opération marque une étape importante dans notre partenariat avec India Exim Bank et reflète notre engagement commun à accélérer le développement des infrastructures en Afrique », a souligné Banji Fehintola, membre du conseil exécutif et responsable des services financiers de l’institution. Il insiste sur la nécessité d’accéder à des financements de long terme pour mener à bien des projets à fort impact, dans un contexte où les besoins en infrastructures restent considérables sur le continent.
Par Amhed Coulibaly


