Après une année 2025 marquée par une intensification des levées de ressources sur le marché régional des titres publics de l’UMOA, sous la coordination de l’agence UMOA-Titres, l’exercice 2026 débute sous des perspectives favorables pour les États de l’Union. La Côte d’Ivoire a inauguré la nouvelle année, le mardi 6 janvier 2026, en réussissant une opération de mobilisation de 320,8 milliards FCFA, première adjudication de l’année sur le marché régional.
Initialement à la recherche de 310 milliards FCFA, le Trésor public ivoirien a bénéficié d’un fort engouement des investisseurs, avec des soumissions globales atteignant 515,8 milliards FCFA. Ce niveau de participation se traduit par un taux de couverture confortable de 166,39 %, illustrant la profondeur de la liquidité disponible sur le marché et l’attractivité de la signature souveraine ivoirienne. Le taux d’absorption, qui ressort à 62,19 %, reflète une stratégie sélective du Trésor ivoirien face aux différentes offres.
Dans le détail, sur le compartiment des bons du Trésor à 364 jours, l’émetteur n’a retenu que 4,5 milliards FCFA, pour des soumissions totalisant 127,24 milliards FCFA, soit un taux de rendement ressortant à 6,53 %. S’agissant des obligations assimilables du Trésor (OAT) à trois ans, structurées en deux tranches, les résultats témoignent d’une forte préférence pour ces maturités.
La première tranche a enregistré des soumissions de 171,94 milliards FCFA, dont 158,94 milliards FCFA ont été retenus, correspondant à un taux d’absorption de 92,44 %. La seconde tranche a mobilisé 157,32 milliards FCFA, intégralement absorbés à hauteur de 72,63 % des soumissions, avec un rendement moyen pondéré de 6,81 % sur l’ensemble des obligations à trois ans.
La performance de cette opération s’explique également par une participation élargie des investisseurs issus de six pays de la sous-région, confirmant la confiance persistante du marché dans la qualité de crédit de la Côte d’Ivoire. Toutefois, les montants effectivement retenus proviennent essentiellement des investisseurs béninois et ivoiriens. Le Bénin a contribué à hauteur de 4,5 milliards FCFA sur le segment des bons du Trésor, tandis que les investisseurs ivoiriens ont capté l’essentiel des allocations obligataires, avec 158,94 milliards FCFA sur la première tranche et 157,32 milliards FCFA retenus sur la seconde tranche.
Par David Yaméogo


