Le Burkina Faso a bénéficié d’un important appétit des investisseurs lors de son opération simultanée de Bons et d’Obligations assimilables du Trésor sur le marché des titres publics de l’UMOA, ce mercredi 22 avril 2026. Initialement en quête de 45 milliards de FCFA, le Trésor burkinabè a fait face à des offres largement excédentaires, totalisant 118,81 milliards de FCFA, soit près de trois fois le montant recherché.
Malgré cette sursouscription marquée, le pays a opté pour une approche sélective, ne retenant que 49,500 milliards de FCFA. Ce choix traduit une volonté claire de privilégier des conditions de financement jugées soutenables, quitte à écarter une part importante des propositions reçues. Le taux d’absorption s’établit ainsi à 41,66 %, tandis que les montants retenus restent légèrement supérieurs à l’objectif initial.
L’opération a été principalement portée par les obligations du Trésor, les bons à court terme n’ayant finalement pas été retenus. En effet, les Bons assimilables du Trésor (BAT) à 364 jours, bien que fortement sollicités avec une offre de 48,670 milliards de FCFA, n’ont donné lieu à aucune adjudication.
À l’inverse, les maturités obligataires ont concentré l’essentiel des ressources mobilisées. Les titres à 3 ans ont enregistré la plus forte demande, avec 42,145 milliards de FCFA proposés, dont 28,865 milliards retenus à un taux de 7,43 %. Les obligations à 5 ans ont permis de mobiliser 9,815 milliards de FCFA à un rendement de 7,48 %, tandis que celles à 7 ans ont attiré 18,180 milliards de FCFA, assortis d’un taux de 7,49 %.
L’analyse géographique des souscriptions met en évidence une forte participation des investisseurs burkinabè, qui dominent largement les soumissions. Ils ont contribué à hauteur de 38,729 milliards de FCFA sur les BAT, ainsi que 21,776 milliards de FCFA sur les OAT à 3 ans, 9,81 milliards sur celles à 5 ans et 15,150 milliards de FCFA sur la maturité de 7 ans.
Les investisseurs ivoiriens arrivent en deuxième position, avec des apports de 930 millions de FCFA sur les BAT, 11 milliards de FCFA sur les OAT à 3 ans et 2,53 milliards de FCFA sur celles à 7 ans. Du côté du Bénin, les soumissions s’élèvent à 6 milliards de FCFA pour les BAT, 2,416 milliards pour les OAT à 3 ans et 5 milliards de FCFA sur la maturité de 5 ans.
Le Mali a contribué à hauteur de 5 milliards de FCFA sur les OAT à 3 ans, suivi du Sénégal avec 3,01 milliards de FCFA sur les BAT, 453 millions sur les OAT à 3 ans et 500 millions sur celles à 7 ans. Enfin, des participations plus modestes ont été enregistrées en provenance du Niger et du Togo, respectivement à hauteur de 1,5 milliard et 1 million de FCFA.
Par Bernadette W. Gansonré


