Le Trésor public burkinabè a bouclé, ce jeudi 27 août 2026, sous l’égide d’UMOA-Titres, une nouvelle opération d’émission de Bons et Obligations assimilables du Trésor. Sur un montant initial de 45 milliards FCFA mis en adjudication, les investisseurs de la sous-région ont afflué avec des soumissions cumulées de 86,31 milliards FCFA, portant le taux de couverture à 191,80 %.
Cette demande, près de deux fois supérieure à l’offre, n’a toutefois pas conduit le Trésor à ouvrir grand ses vannes. Seuls 49,5 milliards FCFA ont finalement été retenus, soit un taux d’absorption global de 57,35 % et 36,81 milliards FCFA de soumissions écartées.
Le montant levé dépasse malgré tout de 4,5 milliards FCFA l’objectif de départ, avec un taux de couverture de 110 % lorsqu’on le rapporte aux seules soumissions retenues.
Quatre instruments composaient le menu de cette adjudication : un Bon assimilable du Trésor (BAT) à 364 jours, ainsi que trois Obligations assimilables du Trésor (OAT) à trois, cinq et sept ans.
C’est sur ce dernier compartiment que l’appétit des souscripteurs a été le mieux récompensé. Les 14,22 milliards FCFA soumis par les cinq participants ont été intégralement retenus, soit un taux d’absorption de 100 %, assorti d’un rendement de 7,39 %.
À l’inverse, le compartiment des BAT à 364 jours a été le plus fortement rationné. Sur les 24 milliards FCFA proposés, seuls 2 milliards FCFA ont trouvé preneur auprès du Trésor, soit un taux d’absorption de 8,33 % à peine, pour un rendement moyen pondéré de 4,11 %.
Entre ces deux extrêmes, les OAT à trois ans ont réuni six participants pour 21,16 milliards FCFA de soumissions, dont 17,76 milliards FCFA acceptés, assortis d’un taux d’intérêt de 6,09 %.
Les OAT à cinq ans, quant à elles, ont attiré 26,93 milliards FCFA de soumissions, sur lesquelles 15,52 milliards FCFA ont été retenus, avec un taux d’intérêt de 7,27 %.
La répartition géographique des montants retenus confirme la prédominance des investisseurs burkinabè, présents sur l’ensemble des compartiments et seuls souscripteurs retenus sur le BAT à 364 jours, avec 2 milliards FCFA, comme sur les OAT à sept ans, à hauteur de 14,22 milliards FCFA.
Sur la maturité à trois ans, le Burkina Faso pèse 14,81 milliards FCFA des 17,76 milliards FCFA mobilisés. Le solde de 2,95 milliards FCFA revient au Niger, dont les soumissions sur ce compartiment s’élèvent à 3 milliards FCFA.
Sur les OAT à cinq ans, enfin, les investisseurs burkinabè ont capté 13 milliards FCFA sur les 15,52 milliards retenus. Les 2,52 milliards FCFA restants proviennent du Sénégal.
À travers cette sortie réussie, le Burkina Faso confirme la solidité de sa signature sur le marché régional et consolide sa crédibilité auprès des investisseurs de l’espace UEMOA, malgré la crise sécuritaire que traverse le pays et une conjoncture internationale et géopolitique incertaine.
Par David Yaméogo


