vendredi 16 janvier 2026

Bons et obligations du Trésor : le Sénégal séduit les investisseurs et mobilise 35,73 milliards FCFA

À travers une émission simultanée de bons et d’obligations du Trésor ce mardi 9 décembre 2025, le Sénégal est parvenu à lever 35,73 milliards FCFA, pour une demande initiale fixée à 35 milliards. Le montant retenu représente un taux d’absorption de 99,72 % par rapport aux 35,83 milliards proposés par les souscripteurs, soit une couverture de 102,08 % du montant mis en adjudication.

Face aux différentes propositions sur les trois tranches de l’émission, le Trésor sénégalais a fait preuve de sélectivité. Ainsi, l’entièreté des 100 millions misés sur les bons à 182 jours a été rejetée. En revanche, la totalité des 17,8 milliards soumissionnés sur les bons à 364 jours a été absorbée, assortie d’un taux d’intérêt de 7,31 %. Pour ce qui est des obligations assimilables du Trésor à trois ans, le taux d’absorption ressort également à 100 % pour un montant retenu de 17,91 milliards, avec un rendement moyen pondéré de 7,94 %.

L’analyse du compte rendu d’adjudication révèle la participation de plusieurs pays de l’UEMOA, illustrant une fois de plus la confiance renouvelée des investisseurs dans la signature du Sénégal. Sur les bons à 182 jours, seules deux soumissions, pour un total de 100 millions, provenaient du Burkina Faso, et ont été entièrement rejetées.

Concernant les bons à un an, les investisseurs sénégalais arrivent en tête avec 8,011 milliards de soumissions acceptées, suivis de la Côte d’Ivoire qui a placé 5 milliards FCFA. Le Burkina Faso et le Bénin complètent la liste avec respectivement 2,73 milliards et 2,1 milliards FCFA.

S’agissant des obligations à trois ans, elles ont mobilisé 12,3 milliards FCFA auprès des investisseurs nationaux, 5,6 milliards en provenance de la Côte d’Ivoire, 6 milliards du Bénin et 50 millions du Burkina Faso.

Cette sortie réussie du Sénégal atteste à la fois de la capacité du marché régional des titres publics à répondre favorablement aux sollicitations des États membres, et de la solidité de la confiance accordée au pays de la Teranga. Cela intervient dans un contexte marqué par une dette publique qui, selon Moody’s en février 2025, s’élevait à 119 % du PIB en 2024, l’un des niveaux les plus élevés parmi les économies émergentes et frontières.

Par Léon Yougbaré

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