Le Burkina Faso a enregistré une nette progression de ses exportations en 2024, atteignant 3 356,5 milliards de FCFA à fin décembre, soit une hausse de 26,4 % sur un an. Cette dynamique repose essentiellement sur l’essor des ventes d’or brut (+32,1 %), de coton (+28,6 %) et de noix de cajou, dont la valeur des exportations s’élève à 59,7 milliards de FCFA.
Le secteur minier reste le moteur principal des exportations, représentant 84 % des ventes totales de biens, en hausse de 3,6 points de pourcentage sur un an. À l’inverse, les produits primaires ont reculé pour la première fois, ne comptant plus que pour 11,4 % des exportations (-1,2 point), tandis que les produits transformés, déjà marginaux, ont encore diminué à 4,6 % (-2,4 points).
Sur le front des importations, le pays a dépensé 3 860,2 milliards de FCFA en biens importés, en progression de 7,3 % par rapport à 2023. Cette hausse est notamment attribuable aux achats de produits pétroliers (+7,3 %), de machines mécaniques (+32,3 %), de machines électriques (+24,6 %) et de produits pharmaceutiques (+7,3 %). À l’inverse, les importations de fer, fonte et acier ont fléchi de 2,9 %.
Les biens de consommation dominent toujours la structure des importations, avec une part de 69,6 %, en légère hausse (+0,7 point). Les biens d’équipement, eux, progressent à 15,6 % (+2,3 points), tandis que les biens intermédiaires poursuivent leur repli à 14,7 % (-3 points).
Malgré un déficit commercial toujours marqué, à 503,7 milliards de FCFA, celui-ci s’est nettement réduit de 438,9 milliards sur un an, grâce à la forte augmentation des exportations. Toutefois, le taux de couverture des importations par les exportations s’est légèrement dégradé, s’établissant à 87 %, soit une baisse de 0,5 point par rapport au mois précédent.
Par Amhed Coulibaly


