La société minière australienne West African Resources (WAF) va relever la participation gratuite de l’État burkinabè dans ses projets aurifères, conformément au nouveau Code minier adopté en août 2024. Cette décision, officialisée dans un communiqué de l’entreprise, portera la part de l’État de 10 % à 15 % dans les trois sites majeurs de WAF : Sanbrado, Kiaka et Toega.
Cette évolution, qui sera mise en œuvre dès 2025, intervient à l’issue de concertations avec le ministère des Mines, la Chambre des mines du Burkina Faso et d’autres parties prenantes du secteur. À l’exception de cette modification de la participation étatique, les conventions minières existantes restent inchangées, précise la société cotée à la Bourse australienne (ASX).
« WAF a accepté d’aligner la participation de l’État burkinabè dans ses projets miniers sur le Code minier 2024 », a indiqué Richard Hyde, président exécutif de la compagnie. Il assure que cette décision n’affectera ni les prévisions de production ni la structure des coûts pour 2025.
La société maintient en effet ses objectifs pour l’année 2025 : une production d’or comprise entre 190 000 et 210 000 onces, à un coût global de maintien (AISC) inférieur à 1 350 dollars US l’once, soit environ 820 000 FCFA.
Du côté du projet Kiaka, les travaux avancent dans les délais et le respect du budget, selon WAF. La première coulée d’or est prévue pour le début du troisième trimestre 2025. Ce jalon devrait permettre au groupe d’atteindre une production annuelle de plus de 420 000 onces d’or, consolidant sa position parmi les principaux producteurs aurifères de la sous-région.
Par Drissa Ouattara


