Burkina Faso : le FMI salue les avancées économiques et réaffirme son soutien aux réformes et à la stabilité macroéconomique.

Le Burkina Faso continue de montrer des signes encourageants dans sa trajectoire économique, selon le Fonds monétaire international. Cette appréciation a été exprimée à l’issue d’une audience accordée le mercredi 4 février 2026 à Ouagadougou par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, à une délégation du FMI conduite par son directeur général adjoint, Kenji Okamura.

Au cours de cette rencontre, les discussions ont porté sur l’état de l’économie nationale, la conduite des politiques publiques et les perspectives de coopération avec l’institution financière internationale. Kenji Okamura a salué les avancées réalisées en matière de gestion des finances publiques et de réformes structurelles, tout en notant la consolidation progressive du cadre macroéconomique du pays. Selon lui, ces efforts témoignent d’une volonté de stabilisation et de transformation progressive de l’économie, malgré un environnement régional et international complexe.

Le représentant du FMI a également insisté sur la nécessité de poursuivre le renforcement des capacités administratives et d’accompagner les réformes déjà engagées. Il a réaffirmé la disponibilité du Fonds à soutenir le Burkina Faso dans ses initiatives, en coordination avec les autorités nationales, afin de consolider les acquis et de renforcer la résilience économique du pays.

Cette rencontre s’inscrit dans la continuité du dialogue permanent entre le Burkina Faso et le FMI et intervient dans un contexte où les autorités cherchent à combiner discipline budgétaire, croissance et transformation structurelle.

En rappel, lors d’une présentation à Ouagadougou organisée en collaboration avec le ministère de l’Économie et des Finances, les autorités burkinabè ont commenté les conclusions du rapport sur les Perspectives économiques régionales de l’Afrique subsaharienne, publiées par le FMI en octobre 2025, intitulé « Tenir bon ». Elles y ont exposé leur vision de la trajectoire économique du pays.

Le rapport indiquait que la croissance pourrait atteindre 6,3 % en 2025, principalement portée par le secteur des services, alors que le FMI estimait une progression d’environ 5 %. Cet écart s’explique par la reprise progressive de la production agricole, le redémarrage des grands chantiers d’infrastructures et la relance graduelle de l’activité économique dans certaines régions. Le document soulignait également que la déflation devrait se situer à 0,5 %, ce qui reflète la résilience de l’économie burkinabè face aux pressions inflationnistes.

Par Bernadette W. Gansonré

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