Le Ministère de l’Économie et des Finances affiche ses ambitions pour l’année 2026 en termes de mobilisation de ressources au profit du budget de l’État. Réuni en Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) ce jeudi 18 décembre 2025, le bilan du département ministériel a été dressé avant la fin de l’année 2025. Les échanges se sont déroulés autour du thème « Intelligence artificielle : opportunité stratégique pour le Ministère de l’Économie et des Finances ».
En effet, les ressources mobilisées par le département et l’ensemble de ses services ont atteint 3 100 milliards FCFA en ce qui concerne le budget de l’État et 209 milliards pour le Fonds de soutien patriotique à mi-décembre 2025. Autres faits majeurs : la sortie du Burkina de la liste grise du GAFI en octobre dernier vient saluer les efforts consentis dans le renforcement des mesures de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Cette victoire, combinée aux performances économiques réalisées et aux réformes engagées, vient renforcer l’attractivité du pays. « Cette avancée majeure renforce la crédibilité financière de notre État, améliore l’attractivité de notre économie et consacre la qualité du travail accompli par l’ensemble des structures concernées », a salué le ministre Nacanabo. Pour lui, ces efforts se sont matérialisés par des indicateurs macroéconomiques très satisfaisants, notamment un taux de croissance projeté à 6,28 % pour l’année 2025 et une déflation à 0,5 %.
Pour l’année 2026, le département dirigé par Aboubakar Nacanabo vise une progression notable des ressources au profit du budget de l’État. Selon les projections, le ministère table sur 3 400 milliards de recettes propres et 200 milliards pour le Fonds de soutien patriotique. De plus, il devra mobiliser 200 milliards FCFA de ressources souveraines pour le financement de la première tranche de l’autoroute Ouagadougou-Bobo.
« Nous devons contribuer à la mise en œuvre du programme d’industrialisation en cours, nous devons travailler à la consolidation de l’offensive agropastorale et halieutique qui a permis au pays de faire un taux de couverture de 126 % des besoins céréaliers du pays », a-t-il souligné. Il a ajouté que son département travaillera à accorder des crédits d’investissements au profit des grandes entreprises et des PME à hauteur de 5 milliards FCFA, au financement des projets de coopératives de jeunes et de femmes à hauteur de 1 milliard FCFA, ainsi qu’au refinancement de sept institutions de microfinance pour 2 milliards FCFA dans le cadre de l’initiative LAFIA.
Au titre des innovations, le ministre a cité, entre autres, l’interfaçage de l’application Syc@d avec eCadastre, le développement du système d’information foncière (SIF) et le lancement de la plateforme e-GP pour la dématérialisation des marchés publics. Des mesures qui devront optimiser la mobilisation des ressources tout en garantissant la transparence. « Au-delà des chiffres, c’est l’impact réel sur le terrain qui jugera la pertinence de notre action », a martelé le chef du département, qui précise que le défi sera « d’ancrer durablement une culture de la performance, de la responsabilité et du résultat ».
Par David Yaméogo


