Le secteur extractif a une fois de plus demontré son rôle central dans le financement public en 2024, en apportant 612,21 milliards de FCFA aux revenus budgétaires du Burkina Faso. Cette performance a reposé sur la solidité des recettes fiscales et non fiscales, ainsi que sur la contribution déterminante des principales sociétés minières, qui ont assuré la majorité des ressources versées à l’État.
En 2024, le secteur extractif a constitué l’une des principales sources de financement de l’État. L’ensemble du secteur a généré 612,21 milliards de FCFA, dont 66,99 milliards de FCFA provenaient des sous-traitants. Les recettes fiscales se sont élevées à 392,57 milliards de FCFA, ce qui représentait 64,12%. Les recettes non fiscales se sont établies à 172,80 milliards de FCFA et ont représenté 35,88 %.
Les administrations financières ont joué un rôle déterminant dans la mobilisation de ces ressources. La Direction Générale des Impôts a collecté 281,32 milliards de FCFA, ce qui représentait 45,95 %. La Direction Générale des Douanes a mobilisé 134,30 milliards de FCFA, soit 21,94 %. Les remboursements de crédits de TVA réalisés par la DGTCP se sont élevés à moins 23,04 milliards de FCFA. Cette direction a également collecté 219,63 milliards de FCFA de recettes non fiscales, ce qui représentait 35,88 %.
Sur cette période, les redevances minières ont représenté 23,10 % tandis que les droits de douane ont représenté 21,94 %. L’impôt sur les sociétés assorti des acomptes a représenté 20,70 %. Les différentes sociétés minières et de carrières ont versé 141,32 milliards de FCFA de redevances, 130,427 milliards de FCFA de droits de douane, 107,70 milliards de FCFA d’impôt sur les sociétés, 29,39 milliards de FCFA de dividendes et 136,36 milliards de FCFA d’autres flux. Ces montants ont représenté 89,06 % des recettes globales mobilisées par le secteur. Avec la prise en compte des sous-traitants, les redevances atteignent 141,43 milliards de FCFA, les droits de douane totalisent 134,29 milliards de FCFA, l’impôt sur les sociétés représente 126,74milliards de FCFA, les dividendes s’élèvent à 29,39 milliards de FCFA et les autres flux atteignent 180,34 milliards de FCFA.
Selon le classement, plusieurs entreprises ont constitué le socle de ces contributions. Iamgold Essakane SA a été le premier contributeur avec 145,41 milliards de FCFA. Cette entreprise a versé 41,25 milliards de FCFA de redevances, 34,02 milliards de FCFA de droits de douane, 15,74 milliards de FCFA d’impôt sur les sociétés, 10,20 milliards de FCFA de dividendes et 44,18 milliards de FCFA d’autres flux. Sa contribution a représenté 23,57 % du total. Houndé Gold Operation SA a versé 87,96 milliards de FCFA. Ce montant comprenait 19,72 milliards de FCFA de redevances, 17,81 milliards de FCFA de droits de douane, 28,47 milliards de FCFA d’impôt sur les sociétés, 13,226 milliards de FCFA de dividendes et 14,72 milliards de FCFA d’autres flux. Cette contribution a représenté 14,37 %. La Société des Mines de Sanbrado SA a apporté 50,97 milliards de FCFA. Elle a versé 17,85 milliards de FCFA de redevances et 12,12 milliards de FCFA d’autres flux. Sa contribution s’est établie à 8,32 %. Ces trois sociétés ont cumulé 299,04 milliards de FCFA, ce qui a représenté 48,85 % des revenus du secteur.
D’autres acteurs ont également apporté une contribution notable. Bissa Gold SA a versé 45,98 milliards de FCFA tandis que Orezone Bomboré SA a apporté 45,79 milliards de FCFA. S’agissant de Semafo Burkina Faso SA, il a versé 44,73 milliards de FCFA alors que Wahgnion Gold Operations SA a mobilisé 23, 95 milliards de FCFA. De son côté, Roxgold SANU SA a apporté 23,40 milliards de FCFA. Riverstone Karma SA, il a versé 13,09 milliards de FCFA. Quant à Kiaka SA, il a mobilisé 4,68 milliards de FCFA. D’autres sociétés, notamment Semafo Boungou SA, Taparko Mining SA, Nordgold Yimiougou SA, Burkina Mining Company SA et la SONASP, ont contribué chacune pour moins de 2%.
Par Bernadette W.Gansonré


