La société minière australienne West African Resources, qui exploite les mines d’or de Sanbrado et de Kiaka au Burkina Faso, a produit 11,22 tonnes d’or entre janvier et septembre 2026. Portée par la montée en puissance de Kiaka et les cours élevés du métal jaune, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires cumulé de 911,06 milliards de FCFA sur les neuf premiers mois de l’année.
Avec une production de 6,51 tonnes d’or sur la période, la mine de Kiaka s’impose comme le principal centre de production du groupe, devant Sanbrado, qui a livré 4,71 tonnes. Cette contribution confirme le poids croissant de Kiaka dans les activités de West African Resources, dont les performances commerciales bénéficient également des prix élevés de l’or sur les marchés internationaux.
Sur le plan commercial, le groupe a vendu 350 127 onces d’or au cours des neuf premiers mois de 2026, à un prix moyen consolidé de 4 548 dollars américains l’once. Dans le détail, Kiaka a commercialisé 200 659 onces à un prix moyen de 4 559 dollars l’once, générant un chiffre d’affaires de 523,16 milliards de FCFA. De son côté, Sanbrado a vendu 149 468 onces à un prix moyen de 4 537 dollars l’once, pour des revenus de 387,90 milliards de FCFA.
Au total, le chiffre d’affaires des deux mines atteint ainsi 911,06 milliards de FCFA à fin septembre 2026. Ces résultats montrent l’importance stratégique des actifs burkinabè dans les activités du groupe, dans un contexte marqué par des cours de l’or élevés, favorables aux revenus des producteurs. Ils confortent également les perspectives de West African Resources pour l’ensemble de l’exercice 2026,
Les redevances liées aux activités minières du groupe au Burkina Faso ressortent, quant à elles, à environ 107,95 milliards de FCFA sur la période considérée. Elles comprennent notamment les redevances aurifères et les contributions au Fonds minier de développement local dues à l’État burkinabè. Pour Kiaka, ce montant intègre également l’engagement du groupe à verser une redevance de 3 % lié à l’acquisition, en 2021, des gisements aurifères de Kiaka et de Toega.
Au-delà de ces performances opérationnelles et commerciales, l’évolution de l’actionnariat de la mine de Kiaka constitue un autre enjeu majeur. West African Resources prévoit de finaliser, au cours du quatrième trimestre 2026, la cession d’une participation supplémentaire de 25 % dans Kiaka SA à la Société de participation minière du Burkina (SOPAMIB), pour un montant de 70 milliards de FCFA, soit l’équivalent d’environ 174 millions de dollars australiens.
Actuellement, West African Resources détient 85 % du capital de Kiaka SA, tandis que l’État burkinabè possède les 15 % restants. À l’issue de la transaction envisagée, la participation publique atteindra 40 %, à travers les 15 % déjà détenus par l’État et les 25 % supplémentaires acquis par l’intermédiaire de la SOPAMIB. La part de West African Resources sera, quant à elle, ramenée à 60 %.
Cette opération, dont la finalisation est attendue au quatrième trimestre 2026, renforcerait ainsi la participation du Burkina Faso au capital de l’un de ses principaux actifs aurifères, tout en permettant à West African Resources de conserver une participation majoritaire dans Kiaka SA.
Par Drissa Ouattara
Note de conversion : les montants en FCFA sont calculés sur la base du taux de 402,30 FCFA pour un dollar australien.


