Burkina Faso : les recettes atteignent 2 517 milliards FCFA à fin septembre 2025, en progression de 13,8% en un an

Le Burkina Faso a consolidé sa trajectoire budgétaire à fin septembre 2025, avec une dynamique de recettes nettement orientée à la hausse malgré un contexte économique et sécuritaire toujours contraignant. Selon les données disponibles, les recettes totales se sont élevées à 2 517,1 milliards FCFA, soit une progression de 13,8% en un an, représentant 305,8 milliards FCFA supplémentaires par rapport à fin septembre 2024. Cette performance tient essentiellement à la vigueur des recettes fiscales et à l’augmentation des autres recettes, alors que les dons poursuivent leur repli.

Les recettes fiscales atteignent 2 517,1 milliards FCFA, en hausse de 13% sur un an, soit 243,1 milliards FCFA de plus. Cette évolution témoigne d’un effort soutenu de mobilisation interne, au moment où les appuis extérieurs se réduisent. Les autres recettes affichent également une progression significative, passant à 303,2 milliards FCFA, soit une augmentation de 48,4% correspondant à 98,9 milliards FCFA de recettes additionnelles. À l’inverse, les dons se contractent fortement, reculant de 26,9% pour s’établir à 98,5 milliards FCFA, soit une baisse de 36,2 milliards FCFA en glissement annuel.

En parallèle, les dépenses publiques continuent de croître mais à un rythme plus modéré que les recettes. Elles totalisent 2 819,8 milliards FCFA à fin septembre 2025, en progression de 7,6% (+198,2 milliards FCFA). Les charges courantes augmentent de 5,6% pour atteindre 1 875,9 milliards FCFA, tandis que les dépenses d’investissement, essentielles dans le contexte de relance et de consolidation des infrastructures, progressent de 11,7% pour atteindre 943,8 milliards FCFA, soit 98,7 milliards FCFA de plus qu’un an auparavant.

Cette combinaison de recettes dynamiques et de dépenses maîtrisées améliore sensiblement la position budgétaire du pays. Le besoin de financement ressort à 302,7 milliards FCFA à fin septembre 2025, soit une amélioration notable de 107,6 milliards FCFA par rapport à l’année précédente. Ce besoin a été couvert par une accumulation nette de passifs de 331,6 milliards FCFA, alors que les acquisitions nettes d’actifs financiers se sont accrues de 24,5 milliards FCFA.

Par Amhed Coulibaly

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