Le gouvernement burkinabè a franchi une nouvelle étape dans le développement de son secteur minier avec l’octroi, en Conseil des ministres le 24 avril 2025, d’un permis d’exploitation industrielle de grande mine d’or à la société NORDGOLD NIOU SA. Ce permis concerne le gisement aurifère de Niou, situé dans la province du Kourwéogo, au cœur de la région du Plateau-Central.
Selon les prévisions, ce gisement devrait produire un total de 20,2 tonnes d’or sur une durée d’exploitation estimée à huit ans. Le projet est porté par la société JILBEY BURKINA SARL, qui détient 85 % des parts, tandis que l’État burkinabè en détient 15 % sans apport financier, comme le prévoit le Code minier actuellement en vigueur.
Selon le rapport du conseil des ministres, les retombées économiques directes pour les caisses publiques sont estimées à plus de 51,5 milliards de F CFA tout au long de la vie du projet. Par ailleurs, une contribution de 7,06 milliards de F CFA est attendue au Fonds minier de développement, un mécanisme destiné à soutenir les communautés impactées par les activités minières. Une provision de 1,27 milliard de F CFA est également prévue pour la réhabilitation et la fermeture du site minier, un enjeu crucial pour limiter les impacts environnementaux à long terme.
En matière d’emploi, le projet devrait générer 204 postes, dont 75 emplois directs et 129 indirects. Il est également annoncé qu’il permettra de maintenir les emplois existants liés à la mine d’or voisine exploitée par BISSA GOLD SA, un autre projet du groupe NORDGOLD dans le pays.
La note précise que, le gouvernement a insisté sur la nécessité de veiller au strict respect des dispositions du Code minier, notamment en ce qui concerne la transition entre permis de recherche et permis d’exploitation.
Par Amhed Coulibaly


