À la faveur d’une réunion technique tenue le 5 mars 2026 à Ouagadougou, les autorités en charge du secteur extractif ont dressé le bilan des ressources mobilisées par le Fonds minier de développement (FMD) au titre de l’exercice 2025. Les contributions enregistrées atteignent un volume global de 85,72 milliards FCFA.
Selon les données présentées par le Trésorier ministériel auprès du ministère en charge des Mines, Jean-Jacques Kaboré, ces ressources proviennent essentiellement des contributions issues de l’activité minière, conformément aux dispositions encadrant l’alimentation du fonds.
L’analyse semestrielle des flux financiers fait ressortir une dynamique progressive de mobilisation. Au premier semestre 2025, les recettes du FMD se sont établies à 35,104 milliards FCFA. Sur ce montant, 20,33 milliards, soit 58 % des ressources collectées, ont été affectés au Fonds de soutien patriotique (FSP). Les 14,77 milliards FCFA restants, représentant 42 %, ont été orientés vers le financement des projets de développement endogène ainsi que l’appui aux Plans communaux de développement (PCD) dans les collectivités territoriales.
La seconde moitié de l’année 2025 affiche un niveau de mobilisation nettement supérieur. Les ressources collectées au second semestre se chiffrent à 50,62 milliards FCFA. Dans cette enveloppe, la contribution destinée au FSP s’élève à 30,5 milliards FCFA, soit environ 60 % du total mobilisé sur la période. Les projets de développement endogène et les PCD bénéficient quant à eux de 20,12 milliards FCFA, représentant près de 40 % des ressources collectées.
Sur l’ensemble de l’exercice, la répartition globale met en évidence une contribution majoritaire au mécanisme de solidarité nationale. Le FSP capte ainsi un total de 50,83 milliards FCFA, soit environ 59 % des ressources mobilisées par le FMD en 2025. Les initiatives de développement local, à travers les projets endogènes et les Plans communaux de développement, bénéficient pour leur part de 34,9 milliards FCFA, représentant près de 41 % du montant total collecté.
Pour les responsables techniques, l’écart observé entre les deux semestres s’explique par plusieurs facteurs conjoncturels et structurels. D’une part, la hausse du cours de l’once d’or enregistrée à partir de septembre 2025 a mécaniquement accru la valeur des contributions issues de l’exploitation aurifère. D’autre part, l’intégration, au second semestre, de la contribution des exploitations semi-mécanisées dans le mécanisme d’alimentation du FMD a contribué à élargir l’assiette de collecte.
La rencontre a été présidée par le Secrétaire permanent de la Commission technique nationale des mines et du FMD, Djibril Zoungrana. Elle a réuni plusieurs cadres techniques des ministères en charge des Mines et de l’Économie afin d’examiner la situation de collecte et la ventilation des ressources générées par le fonds.
Par Léon Yougbaré


