Burkina : la Startup Cartelum lance une plateforme d’identité numérique et élargit son offre à huit cartes digitales

Deux ans après avoir introduit sa carte de visite digitale, la startup burkinabè Cartelum a dévoilé, ce mercredi 22 juillet à Ouagadougou, sa plateforme d’identité numérique réunissant huit types de cartes digitales. Cette nouvelle solution, hébergée au Burkina Faso, ambitionne d’accompagner la transformation numérique des entreprises, des institutions et des particuliers.

Initialement conçue comme une carte de visite digitale, la solution devient un écosystème d’identité numérique destiné à couvrir plusieurs usages. « Après deux ans de réflexion, Cartelum est aujourd’hui un écosystème d’identité numérique. Cartelum n’est plus une simple carte de visite digitale », a expliqué Muhammed Ramadane Komi, président-directeur général du groupe Oraclium et fondateur de Cartelum. Cette évolution s’appuie, en effet, sur le retour d’expérience des utilisateurs et sur la volonté de la startup de proposer des outils répondant à des usages variés.

Muhammed Ramadane Komi, président-directeur général du groupe Oraclium et fondateur de Cartelum

La plateforme regroupe désormais huit catégories de cartes digitales, à savoir : la carte de visite, le badge collaborateur, la carte étudiante, la carte bancaire, la carte de fidélité, la carte d’assurance, la carte de membre et la carte vitrine pour les entreprises.

Elle offre la possibilité d’associer plusieurs identités numériques à une seule carte NFC. Un utilisateur peut ainsi gérer différents profils (professionnel, étudiant ou entrepreneur) sans multiplier les supports physiques. Cette architecture s’accompagne de fonctionnalités adaptées aux besoins de chaque catégorie d’usagers.

Pour les étudiants, la plateforme permet notamment d’intégrer un CV, d’effectuer des demandes d’attestation ou de faciliter les échanges avec les recruteurs. Les entreprises peuvent, de leur côté, gérer les accès de leurs collaborateurs, suivre les présences ou encore dématérialiser certaines procédures administratives.

Concernant la sécurité, l’entreprise annonce que l’ensemble des données de sa plateforme est désormais hébergé au Burkina Faso. Elle précise également avoir obtenu le récépissé de la Commission de l’informatique et des libertés (CIL), attestant de sa conformité aux exigences relatives à la protection des données à caractère personnel.

La startup propose également une offre en marque blanche destinée aux organisations souhaitant conserver leurs données sur leurs propres infrastructures. Les entreprises et les institutions peuvent ainsi déployer une version personnalisée de la plateforme tout en gardant la maîtrise de leurs informations stratégiques.

Du côté de la tarification, Cartelum propose une version d’essai gratuite donnant accès aux fonctionnalités de base. Les utilisateurs souhaitant bénéficier de l’ensemble des services peuvent ensuite souscrire un abonnement annuel fixé à 10 000 FCFA. Des packs spécifiques sont toutefois prévus pour les entreprises afin de faciliter le déploiement de la solution à grande échelle.

Un bilan marqué par une expansion régionale

Depuis son lancement, Cartelum revendique plus de 12 000 utilisateurs actifs, 18 000 identités digitales créées ainsi que plus de 150 entreprises et institutions partenaires. La solution est désormais déployée dans six pays africains, notamment le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Tchad et la Côte d’Ivoire.

« Ces chiffres ne sont pas des statistiques, ce sont des actes de résistance », a affirmé Muhammed Ramadane Komi, estimant que les besoins auxquels répond la plateforme sont communs à plusieurs pays du continent. « Les problèmes que nous résolvons sont africains et les solutions que nous bâtissons ont vocation à être africaines », a-t-il ajouté.

Parrain de la cérémonie, le directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, Seydou Tou, a salué le parcours de la jeune entreprise. Il a indiqué que cette nouvelle plateforme illustre la capacité des compétences burkinabè à développer des solutions technologiques adaptées aux réalités locales tout en visant un marché continental.

Seydou Tou, Directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso

« Il s’agit désormais d’un véritable écosystème d’identités digitales connectées, pensées et développées par les compétences nationales, au service de notre souveraineté numérique », a-t-il déclaré, appelant à poursuivre cette dynamique d’innovation portée par le secteur privé burkinabè.

Par Bernadette W. Gansonré

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