Burkina : l’État crée Yennenga Holding, dotée d’un capital de 10 milliards FCFA pour piloter ses actifs dans le secteur financier

Le Conseil des ministres du jeudi 12 mars 2026 adopte un décret portant création d’une société anonyme dénommée YENNENGA Holding Burkina Faso (YH-BF). Dotée d’un capital social de 10 milliards de FCFA, cette nouvelle structure vise à regrouper et mieux gérer les participations publiques dans le secteur financier.

Le capital de la holding se répartit entre plusieurs institutions publiques. L’État burkinabè détient 51 %, tandis que la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO), la Loterie nationale burkinabè (LONAB) et La Poste Burkina Faso disposent chacune de 10 %. Le Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) participe à hauteur de 5 %, et la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) à 4 %.

La création de cette holding intervient dans un contexte où l’État et ses démembrements disposent déjà d’importantes participations dans le système financier national. Selon les données présentées en Conseil des ministres, les pouvoirs publics détiennent environ 28 % du capital dans 15 établissements de crédit, ainsi que des parts dans quatre sociétés d’assurance et de réassurance, une institution de microfinance et trois structures financières.

Avec Yennenga Holding, le gouvernement entend instaurer une gestion plus structurée et cohérente de ces investissements publics. La nouvelle entité couvre notamment les participations majoritaires de l’État dans trois banques — la Banque commerciale du Burkina (BCB), la Banque agricole du Faso (BADF) et la Banque postale — ainsi que dans la société Faso Réassurances.

Les participations publiques dans ces différentes entités représentent 91,67 % de leur capital social, soit un volume estimé à 90,09 milliards de FCFA.

À travers la mise en place de cette holding, les autorités burkinabè visent plusieurs objectifs : centraliser et rationaliser la gestion des participations publiques dans le secteur financier, renforcer la gouvernance, la transparence et la performance des entreprises financières à capitaux publics, et améliorer leur contribution à la croissance économique ainsi qu’aux recettes de l’État.

Par Drissa Ouattara

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