Burkina : une vingtaine d’unités industrielles mises en service en 2025, selon le ministère de l’Industrie

Les performances enregistrées par le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat au titre de l’exercice 2025 traduisent une trajectoire d’exécution globalement robuste des engagements contractuels, matérialisée par un taux de réalisation consolidé de 87,57 %. C’est ce qui ressort de l’évaluation des contrats d’objectifs menée par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, ce mardi 3 février 2026. Cette performance s’inscrit dans le cadre du pilotage par la performance et de la reddition de comptes impulsés par l’Exécutif.

Le bilan présenté par le ministre Serge Poda témoigne d’une dynamique d’implémentation soutenue des politiques publiques sectorielles, malgré un environnement macroéconomique et sécuritaire contraint. Adossée à trois objectifs stratégiques structurants, à savoir la promotion du commerce et des industries de services à forte valeur ajoutée, le développement d’un tissu industriel et artisanal compétitif et générateur d’emplois décents, ainsi que le renforcement de la gouvernance économique et financière et des coopérations régionales et internationales, l’action publique du département ministériel s’est déclinée autour d’un portefeuille d’interventions à fort effet de levier sur la transformation productive.

Sur le front industriel, l’année 2025 a été marquée par une accélération tangible de la politique de réindustrialisation du Burkina Faso, avec la mise en service d’une vingtaine d’unités industrielles publiques et privées. L’opérationnalisation de structures telles que la SN-BRAFASO, Burkina Cajou et l’unité de production de farine de maïs et de blé de Kaya constitue un signal fort en faveur de la montée en gamme de l’appareil productif national et de la substitution progressive aux importations.

Ces investissements productifs, alignés sur la vision stratégique portée par les plus hautes autorités de l’État, renforcent la souveraineté économique et contribuent à l’élargissement de la base industrielle, conformément à la vision prônée par le chef de l’État.

Dans le segment du commerce, le ministère a intensifié les dispositifs de régulation et de contrôle, avec plus de 30 000 acteurs soumis à des opérations de vérification, traduisant un resserrement de la lutte contre la fraude et les pratiques anticoncurrentielles. En parallèle, des réformes structurelles ont été engagées pour accroître les capacités de stockage stratégique de la SONABHY, afin de sécuriser l’approvisionnement énergétique.

Au cours de l’année, des mesures d’interdiction temporaire d’exportation de produits de grande consommation, notamment alimentaires, ont été prises. Elles s’inscrivent dans une logique de stabilisation du marché intérieur et de maîtrise des tensions inflationnistes sur les biens essentiels.

En 2025, le secteur de l’artisanat a bénéficié d’un appui ciblé à travers l’organisation de la 5ᵉ édition du Salon régional de l’Artisanat (SARA) à Tenkodogo, l’inauguration du Centre national d’appui à la transformation artisanale du coton (CNATAC) et l’équipement de plus de 300 artisans. Par ailleurs, la consolidation du climat des affaires s’est traduite par la régularité des cadres de concertation public-privé, la rationalisation des procédures d’octroi de licences d’affaires et l’allègement des formalités de création d’entreprises.

En perspective, la feuille de route 2026, déclinée par Serge Poda, est orientée vers la capitalisation des acquis et la livraison de projets structurants, au premier rang desquels le complexe industriel ferroviaire intégré FASO RAILS et l’ouverture des premières boutiques de la société d’État FASO-YAAR.

Par David Yaméogo

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