Caire, Johannesburg, Addis-Abeba, Casablanca et Le Cap : le top 5 des aéroports leaders du ciel africain en 2025

Le secteur du transport aérien en Afrique poursuit sa remontée spectaculaire, porté par la hausse des voyages d’affaires et de loisirs. Selon l’Association du transport aérien international (IATA), la demande de passagers internationaux a progressé de 5,3 % en septembre 2025, avec un taux de remplissage moyen des appareils de 74,7 %. Une dynamique qui reflète la reprise globale du trafic aérien mondial, tirée notamment par le renforcement des liaisons intra-africaines et la popularité croissante des destinations long-courriers.

Les données publiées par OAG.com pour octobre 2025 confirment cette tendance : les principaux aéroports africains voient leur trafic repartir à la hausse, témoignant d’une connectivité régionale et internationale de plus en plus dense. Ces hubs jouent un rôle crucial dans la structuration du transport aérien africain, reliant le continent à l’Europe, au Moyen-Orient, à l’Asie et aux Amériques, tout en soutenant le tourisme et les échanges commerciaux.

En tête du classement, l’aéroport international du Caire conserve sa première place avec 1,64 million de sièges au départ en octobre 2025, contre 1,48 million un an plus tôt, soit une hausse de 10,5 %. Avec plus de 28,7 millions de passagers en 2024, il reste la principale porte d’entrée de l’Égypte et un carrefour majeur entre l’Afrique, l’Europe et le Moyen-Orient. Ses trois terminaux modernisés accueillent des flux croissants de passagers, renforcés par les récentes améliorations de capacité et d’infrastructures.

L’aéroport O.R. Tambo de Johannesburg arrive en deuxième position avec 1,16 million de sièges au départ, en hausse de 14 % sur un an. Véritable hub panafricain, il relie l’Afrique du Sud aux six continents habités et sert de base à South African Airways. Plus de 17,8 millions de passagers y ont transité en 2024, confirmant son rôle central dans le transport aérien subsaharien.

Troisième du classement, Addis-Abeba Bole International Airport, principal hub d’Ethiopian Airlines, affiche 1,15 million de sièges au départ, soit une progression de 8,5 %. L’aéroport éthiopien s’impose comme un pivot du trafic africain, reliant le continent à l’Europe, à l’Asie et aux Amériques, avec plus de 12,1 millions de passagers enregistrés en 2024.

Le Maroc reste également bien positionné avec deux de ses plateformes dans le top 10. L’aéroport Mohammed V de Casablanca, quatrième du classement, enregistre 642 440 sièges au départ, en hausse de 12,3 %, tandis que Marrakech Menara, sixième, affiche 556 849 sièges, soit une progression de 15,9 %. Ces deux aéroports jouent un rôle stratégique dans le rayonnement touristique et économique du royaume, desservant ensemble plus de 140 destinations à travers le monde.

L’aéroport international du Cap, cinquième du classement avec 594 489 sièges au départ, confirme la vitalité du trafic sud-africain. En 2024, il a accueilli 10,4 millions de passagers, dont 3 millions sur des vols internationaux, consolidant sa position comme principal point d’accès touristique vers le Cap-Occidental.

L’Algérie se distingue également avec l’aéroport Houari Boumediene d’Alger, septième, qui a enregistré 538 071 sièges au départ, en hausse spectaculaire de 16,5 %. Avec près de 10 millions de passagers en 2024, ce hub continue d’étendre ses connexions avec l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique.

Au Kenya, l’aéroport Jomo Kenyatta de Nairobi occupe la huitième place avec 491 835 sièges au départ, un chiffre quasi stable par rapport à 2024. Il demeure la principale plateforme d’Afrique de l’Est, reliant la région à de nombreuses capitales internationales.

L’aéroport égyptien d’Hurghada, neuvième, totalise 469 097 sièges, soit une hausse de 1,9 %, confirmant sa place de carrefour touristique méditerranéen. Enfin, l’aéroport Murtala Muhammed de Lagos ferme le top 10 avec 409 005 sièges, en hausse de 10,8 % sur un an. Il reste la principale porte d’entrée du Nigeria, avec plus de 4,3 millions de passagers internationaux en 2024.

Ce panorama confirme la reconfiguration progressive du ciel africain, dominé par l’Afrique du Nord et l’Afrique australe, mais avec une montée en puissance notable des hubs d’Afrique de l’Ouest et de l’Est.

Par Drissa Ouattara

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