Partenaire stratégique du Cameroun, en particulier dans le secteur des infrastructures, avec des investissements de 1 141,61 milliards de FCFA (1,88 milliard de dollars), le Groupe de la Banque africaine de développement a accordé un prêt de 216,78 milliards de FCFA (330,48 millions d’euros) au pays pour réhabiliter et élargir la section Ngaoundéré-Garoua, longue de 246 km, sur le corridor économique Douala-Ndjamena, dans le cadre de la phase 4 du Programme d’appui au secteur des transports (PAST4). Cela devrait permettre d’améliorer la connectivité et de renforcer l’intégration régionale.
Estimée à un coût total de 223,48 milliards de FCFA (340,7 millions d’euros), la phase 4 du Programme d’appui au secteur des transports sera financée à 97 % par le Groupe de la Banque africaine de développement. En contrepartie, le gouvernement camerounais contribuera à hauteur de 5,99 milliards de FCFA (9,14 millions d’euros).
Intégrant des mesures de facilitation du transport et de soutien aux populations riveraines, notamment par la construction d’infrastructures socioéconomiques comme des marchés, des écoles et des centres de santé, ce programme vise également à moderniser un axe stratégique du réseau routier camerounais, essentiel pour faciliter le transport des personnes et des biens entre le nord et le sud du pays. La modernisation de ce tronçon routier aux standards internationaux aura des implications positives sur la compétitivité de l’économie et la dynamique d’intégration dans la sous-région. Trois échangeurs sont aussi prévus pour fluidifier la circulation. En outre, la reconstruction de la section routière Ngaoundéré-Garoua favorisera une meilleure valorisation des potentialités agropastorales et commerciales des territoires traversés.
Pour rappel, la phase 4 du Programme d’appui au secteur des transports, approuvée par le Conseil d’administration de la BAD le 13 décembre 2024, a été conçue pour amplifier l’impact des interventions antérieures du Groupe et pour soutenir son leadership et le dynamisme de sa coopération avec le Cameroun dans le secteur des transports. Elle s’inscrit aussi dans le cadre de la Stratégie nationale de développement du Cameroun pour la période 2020-2030 (SND30) et des priorités du Groupe de la Banque dans le Document de stratégie pays du Cameroun pour la période 2023-2028, aligné sur l’objectif de diversification de l’économie camerounaise, notamment en facilitant l’accès aux marchés pour les producteurs agricoles et industriels du Nord du pays.
Par Bernadette W.Gansonré


