Les actionnaires de Champy Meso Finance SA, réunis en assemblée générale le 29 juin 2026, ont validé le relèvement du capital social de l’établissement, qui passe de 2,293 milliards à 10 milliards de FCFA. Le montant des fonds propres se trouve ainsi plus que quadruplé, dans ce qui figure parmi les opérations de recapitalisation les plus notables observées récemment au sein du secteur burkinabè de la méso-finance.
Cette assise financière élargie doit permettre à l’établissement, contrôlé par la société d’investissement Champy Holding Finances SA, d’accroître son volume d’engagements auprès des entreprises et des producteurs, un segment où l’offre de crédit reste, selon la direction, en deçà des besoins exprimés sur le marché burkinabè. La société assure, par ailleurs, que la procédure suivra scrupuleusement le cadre prudentiel applicable au secteur.
Cette seconde recapitalisation prolonge un mouvement de fond amorcé en 2025, année où l’ancienne Caisse des producteurs du Burkina (CPB) a changé de dénomination et de statut juridique pour renaître sous l’identité de Champy Meso Finance SA, à l’initiative du Groupe Champy International.
Le rachat s’était alors traduit par un premier relèvement du capital, passé de 88 millions à 2,3 milliards de FCFA, financé par l’arrivée de nouveaux actionnaires, dont Champy Holding Finances SA, en position de premier plan. En cumulant les deux opérations, l’établissement affiche ainsi une multiplication de son capital social par plus de 100 depuis son changement d’actionnariat.
Renforcée sur le plan capitalistique et dotée d’une gouvernance repensée, Champy Meso Finance SA affiche l’ambition de devenir un acteur de référence dans le financement de l’économie burkinabè. La digitalisation des services y est présentée comme le principal levier pour démocratisiser l’accès au crédit, encourager la création d’entreprises et renforcer l’inclusion financière. L’institution revendique également une contribution au renforcement du système financier décentralisé, qu’elle juge déterminant pour irriguer l’économie réelle du pays.
Par David Yaméogo


