Longtemps limité à quelques centaines de millions de francs CFA, le recouvrement des amendes forfaitaires est devenu une source de revenus de plus en plus importante pour les finances publiques ivoiriennes. En sept ans, les recettes sont passées de 322 millions à 1,948 milliard de FCFA, portées par une série de réformes administratives et par le renforcement des dispositifs de collecte.
Ces chiffres ont été présentés le vendredi 10 juillet 2026 par le directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique, Ahoussi Arthur Augustin, lors de la cérémonie de célébration de l’excellence et du mérite des forces de défense et de sécurité impliquées dans le recouvrement des amendes forfaitaires.
Le recouvrement des amendes forfaitaires s’impose progressivement comme un levier de mobilisation des recettes non fiscales en Côte d’Ivoire. Entre 2018 et 2025, les encaissements sont passés de 322 millions de FCFA à 1,948 milliard de FCFA, soit une multiplication par plus de six en l’espace de sept ans.
Cette progression traduit une amélioration continue du dispositif de collecte. Après avoir atteint 917 millions de FCFA en 2021, les recettes ont franchi le seuil du milliard de FCFA dès 2022, à 1,180 milliard de FCFA, avant de poursuivre leur croissance pour atteindre près de 2 milliards de FCFA en 2025.
Cette dynamique repose sur plusieurs réformes engagées ces dernières années afin de renforcer la mobilisation des recettes non fiscales. Les autorités ont notamment mis en place un comité interministériel chargé du suivi du recouvrement des amendes, modernisé les outils de verbalisation grâce à un nouveau carnet d’amendes forfaitaires, intensifié les campagnes de sensibilisation et renforcé la formation des différents acteurs impliqués dans le dispositif.
Malgré ces résultats, le directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique estime que les performances restent en deçà du potentiel de mobilisation. L’augmentation du parc automobile et le développement des contrôles routiers offrent encore d’importantes marges de progression pour cette source de financement.
Dans cette perspective, le gouvernement entend poursuivre les réformes afin d’améliorer le rendement du système et de renforcer les mécanismes d’incitation destinés aux forces de défense et de sécurité chargées des opérations de contrôle et de recouvrement.
Pour l’exercice budgétaire 2026, les recettes issues des amendes forfaitaires sont attendues à 1,6 milliard de FCFA. Elles contribueront au financement du budget de l’État, arrêté à 17 350,151 milliards de FCFA.
Par Bernadette W. Gansonré


