Au 31 décembre 2025, l’État ivoirien a procédé au paiement de 1 556,8 milliards de FCFA à 6 721 fournisseurs et prestataires, consolidant ainsi sa stratégie de règlement rapide des engagements financiers et de soutien à l’activité économique. L’annonce a été faite par Adama Coulibaly, ministre de l’Économie et des Finances et président du Comité technique de concertation (CTC) du Comité de concertation État–secteur privé (CCESP), lors d’un déjeuner avec les acteurs du secteur privé, le 16 février 2026 à Abidjan-Plateau.
Selon le ministre, ce volume de paiements reflète l’efficacité du dialogue permanent entre l’État et les opérateurs économiques, qui a permis de relever plusieurs défis structurels, avec des résultats concrets tels que l’amélioration de la métrologie, la décongestion du Port autonome d’Abidjan et la clarification des questions fiscales. Ces mesures renforcent la confiance des entreprises et fluidifient les relations économiques, tout en favorisant l’investissement et la création d’emplois.
Dans le cadre du Plan national de développement 2026-2030, Adama Coulibaly a rappelé que l’État prévoit une croissance économique moyenne de 7,2 % sur la période, avec un investissement total de 114 838,5 milliards de FCFA, dont 70 % attendus du secteur privé et 29,8 % du secteur public. Ces chiffres montrent la place centrale du secteur privé dans le développement économique et la transformation structurelle du pays.
Adama Coulibaly a insisté sur la nécessité d’élever le dialogue public-privé à un niveau stratégique, qui doit générer des impacts concrets, mobiliser toutes les parties prenantes et orienter les actions vers l’efficacité et la compétitivité du tissu économique. Le président du CTC a confirmé l’engagement de l’État à rester disponible et réactif pour examiner les préoccupations du secteur privé, renforçant ainsi un partenariat durable et productif.
Le règlement rapide de ces créances et le dialogue structuré entre acteurs publics et privés constituent des leviers essentiels pour dynamiser l’économie ivoirienne, soutenir l’investissement privé et renforcer la création d’emplois, tout en consolidant la confiance dans les institutions et la chaîne de valeur nationale.
Par Bernadette W. Gansonré


