La Côte d’Ivoire veut attirer les capitaux italiens dans son secteur vivrier. Le ministre délégué chargé des Productions vivrières, Bernard Kini Comoé, a présidé une table ronde réunissant 24 entreprises italiennes autour des opportunités d’investissement dans la filière rizicole et les autres productions vivrières.
Le ministère a présenté un portefeuille de 16 opportunités, dont 13 concernent le riz. Pour cette seule filière, les investissements prévisionnels s’élèvent à 731,6 milliards FCFA, pour un chiffre d’affaires annuel estimé à 221,2 milliards FCFA en régime de croisière, c’est-à-dire une fois les projets arrivés à pleine maturité.
L’enjeu, tel que l’a défini le ministre, est de transformer les échanges en investissements concrets. Il s’agit d’accroître la production nationale, de réduire la dépendance du pays aux importations et de renforcer sa souveraineté alimentaire.
Le projet le plus important du portefeuille concerne l’aménagement de 35 000 hectares irrigués à Kossou et Buyo, qui nécessiterait 355 milliards FCFA. D’autres opportunités portent sur la mécanisation agricole, la production de semences, la réhabilitation de périmètres rizicoles, le stockage et la modernisation des unités de transformation. Elles couvrent ainsi l’ensemble de la chaîne de valeur, de la production à la transformation.
L’offre ne se limite pas à la riziculture. Deux plateformes de conservation et de transformation des légumes, à Abengourou et à Daloa, nécessiteraient 28 milliards FCFA d’investissement. La production industrielle d’amidon de manioc et la fabrication de farines locales constituent également des créneaux ouverts aux investisseurs, élargissant ainsi les possibilités aux cultures maraîchères et aux tubercules.
Du côté italien, l’ambassadrice Roberta Di Lecce a souligné les compétences des entreprises de son pays dans les domaines de la mécanisation, de l’irrigation et des équipements agro-industriels, qui correspondent à plusieurs des besoins exprimés dans le portefeuille présenté.
Elle a toutefois insisté sur la nécessité de réaliser des études de faisabilité solides pour concrétiser les projets. Elle a également rappelé le soutien stratégique de 131,2 milliards FCFA annoncé par l’Italie pour accompagner le Plan national de développement (PND).
Par Léon Yougbaré


